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STRUCTURE. — FONCTIONS.
telligence, des aptitudes diverses des êtres procréateurs, que ceux-citiennent les caractères qui les distinguent de leurs ascendants (1), ouqu’ils les aient acquis spontanément, naturellement , sous l’actiondirecte ou indirecte des conditions de la vie (sélection, croisement,nourriture, climat, etc.) et de l’usage ou du défaut d’exercice des or-ganes (2).
Par cette transmission, connue sous le nom d hérédité, le descen-dant répète et reproduit l’ascendant; d’où cet axiome fondamentalde la loi d’hérédité : « Le semblable produit le semblable. »
L’hérédité des caractères est si bien regardée comme la règle, queleur inlransmission passe pour une anomalie.
La faculté de transmettre ses caractères à ses descendants est d’au-tant plus marquée chez un animal, qu’il appartient à une race mieuxconstituée et plus ancienne. «L’empreinte que portent l’organisation etles facultés de chaque être vivant, pour être stable, pour avoir de ladurée, doit être fixée déjà depuis une série de générations. Sans cela,elle ne représente pas un type permanent; elle est fugace, éphémère;elle se transmet difficilement et s’efface par l’action des moiudrescauses (3). »
La part d’influence que chacun des reproducteurs exerce sur le pro-duit de la conception (4) est complexe et multiple : la vigueur,l’énergie,la solidité de la constitution, la rusticité, tiennenldes deux ascendants,mais principalement du père, si toutefois il se trouve dans de bonnesconditions hygiéniques.
Tout le monde sait, en effet, que les mâles trop jeunes ou épuiséspar les fatigues de la monte donnent des produits souvent mous,débiles, plus disposés à l’engraissement que propres au travail.
Le naturel, le caractère, l’intelligence, les instincts, les aptitudesdiverses, dérivent encore de l’un ou de l’autre des ascendants, et prin-cipalement du père. Le mulet et le bardot, par exemple, tiennentleur caractère entêté, le premier, de son père, le second de sa mère.
D’autre part, quand on accouple deux individus présentant descaractères différents, un grand cheval avec une petite jument, par
(1) Hérédité ancestrale, de race, ou atavisme.
(2) Hérédité individuelle.
(3) Colin, loc. cit., t. II.
(4) Hérédité sexuelle.