MEMBRES.
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Mécanisme des mouvements des membres.
Les membres étant à la fois les supports et les véritables moteursdu corps, l’étude du mécanisme de leurs mouvements doit naturelle-ment suivre celle de leur structure anatomique.
Or, les mouvements qui se rapportent à la locomotion, les seuls dontnous ayons à nous occuper ici, résultant de la contraction musculaireopérée sous l’iufluence du système nerveux, nous devons logiquementfaire précéder leur analyse de quelques considérations générales surY action du tissu musculaire.
1. •—Action musculaire.
La texture et les propriétés du tissu musculaire ayant été suffisam-ment examinées à propos de nos généralités (vov. P° partie, Appareilde la locomotion, Muscles ), nous croyons inutile d’y revenir ici et nousdemandons au lecteur la permission d’aborder d’emblée les effets del'action musculaire.
Effets de l’action musculaire. — En se contractant, lemuscle, avons-nous dit, se tend, durcit, se gonfle et se raccourcitplus ou moins. Aussi, l’effet immédiat de la contraction musculaireest-il un mouvement plus ou moins marqué, tantôt borné au musclelui-même, tantôt transmis aux parties sur lesquelles il s’attache. L’in-tensité et l’étendue de ce mouvement dépendent de son volume, de salongueur, de sa direction, du genre de levier qu’il met en jeu, etc.
D’une manière générale, la direction des muscles par rapport auxleviers qu’ils doivent mouvoir est désavantageuse, puisqu’elle se trouvepresque toujours parallèle à celle des leviers osseux. Mais la naturea diminué ce parallélisme par le renflement des extrémités arti-culaires, parle développement d'éminences plus ou moins saillantes,telles que l’olécrâne, le trochanter ; par la présence, enfin, depoulies de renvoi, comme les sésamoïdes, la rotule, l’os sus-car-pien, etc.
Les leviers sur lesquels agissent les muscles appartiennent auxtrois genres que l’on distingue en physique (voy. Il 0 partie, chap. 1",Leviers ).