Band 
Texte.
Seite
561
JPEG-Download
 

MEMBRES.

561

grand avantage de permettre des mouvements fort étendus par suited’un raccourcissement très peu considérable du muscle. 11 suffit, parexemple, que le fléchisseur du métacarpe se contracte faiblement pourque le pied s’élève à une grande hauteur au-dessus du sol. C'est levéritable levier de la vitesse. \

Nous allons maintenant dire un mot des différents actes de l’appa-reil locomoteur résultant de la contraction musculaire, c’est-à-dire desattitudes , des mouvements sur place et des mouvements progressifs eugénéral.

2. — Attitudes.

On donne le nom d 'attitudes aux diverses positions dans lesquellesles animaux se trouvent à peu près immobiles, soit debout, soit cou-chés sur le sol. Cette qualification s’applique à la station et au décubi-tus ou coucher.

1° Station. — Nous n’avons pas à nous occuper ici des différentesdistinctions établies dans la station chez le cheval (voy. II e partie,chap. 1Y, De la locomotion). Le seul point que nous ayons à examinerest le mécanisme suivant lequel elle s’exécute.

Nous choisirons comme type de notre démonstration la station for-cée ou quadrupédale, le cheval étant dans la position du placer (voy.fig. 83 du texte).

u Pour peu qu’on réfléchisse sur l’état de l’appareil locomoteur dansla station, il est facile de voir que cette altitude nécessite des effortsmusculaires plus ou moins considérables, et que, par conséquent, ellene peut être indéfiniment prolongée si des dispositions mécaniques neviennent au secours des puissances musculaires (1). »

Les rayons osseux étant fléchis les uns sur les autres, le poids ducorps tend, en effet, à augmenter cette flexion qui, pour être mainte-nue dans les limites voulues, doit être arrêtée par la contraction desmuscles extenseurs. Or, cette contraction ne pouvant être continue(voy. l re partie, ch. III, Muscles ), il faut de toute nécessité, sous peinede rendre la station prolongée impossible, que certaines dispositionshabilement combinées viennent en aide à l’action musculaire.

C’est ainsi que, dans les membres antérieurs, le pectoral super-

(1) G. Colin, Physiologie, t. I, p. 368.Le Cheval.

36