DES RAGES CHEVALINES EN PARTICULIER.
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nous avons fait valoir, à propos de l’origine du cheval, les raisons quinous semblent militer en faveur de la thèse deM. Piètrement, et nousavons accepté sa manière de voir.
C’est pourquoi nous décrirons, parmi les races orientales, les racesarabe et barbe (1).
Que celles-ci, d’ailleurs, soient originaires ou non d’Orient, celan’a guère d’importance en ce qui concerne leur description. Le prin-cipal est que nous connaissions leurs caractères et leurs aires géo-graphiques actuelles.
a. — RACE ARABE
Considéré avec raison comme le modèle achevé du cheval de selleet de guerre, 1 echeval arabe ( PI. XV, fig. 1) se distingue entre tous parson élégance, l’harmonie de ses formes, son énergie, sa résistanceà la fatigue et aux privations.
Nul autre cheval ne possède à un aussi haut degré que lui lesqualités fondamentales de l’espèce. Dans son organisation, tout est aulitre le plus élevé et dans un équilibre parfait.
Pur de tout mélange, il est le type de la beauté artistique dans sonespèce; c’est une œuvre d’art.
Sa tôle surtout est remarquablement belle par sa forme, par sonattache et par son expression. Le front est large, carré; l’œil grand,bien ouvert, à fleur de tête, annonce l’intelligence et l’énergie; lespaupières sont entourées d’un cercle noirâtre qui donne à la physio-nomie une expression particulière de douceur et fait dire du chevalarabe qu’il a le rerjard ami; les oreilles sont bien dirigées, petites ettrès mobiles; la face est relativement courte et le chanfrein droit; lesnaseaux sont larges, très ouverts; la bouche est moyennement fendue ;les lèvres sont minces et fermes; les joues sont plates ; l’auge est bienévidée.
L’encolure, bien sortie et gracieuse, ne paraît un peu courte queparce qu’elle est très musclée.
Le garrot, sec et élevé, se prolonge fortement en arrière; la ligne
(I) « Qu’on appelle les chevaux arabes, barbes, turcs, persans, peu importe, dit le gé-néral Daumas, toutes ces dénominations ne sont que des prénoms. Le nom de familleest cheval (l’Orient. » (Général E. Ilaumas, loc. cit., p. 211.)