DES RAGES CHEVALINES EN PARTICULIER. 633
Véritables animaux à deux fins, mais surtout utilisables au trot,les chevaux compris dans cette catégorie peuvent en général s’at-teler et se monter tout à la fois.
Comme nous l’avons fait pour les races fines, nous examineronssuccessivement les races intermédiaires dans les pays où on lesrencontre.
A. — RACES INTERMEDIAIRES FRANÇAISES
a. — CHEVAL NORMAND
On confond sous la dénomination générale de normands trois typesdistincts de chevaux; savoir :
1 0 Le cheval autoclithone ou normand proprement dit ;
2° Le cheval de Caux;
3° Le métis anglo-normand.
Nous allons dire un mot de chacun de ces types :
1° Cheval autochthone ou normand proprement dit.— Nous entendons par cheval autochthone un type aujourd’hui à peuprès disparu dont les caractères généraux sont absolument ceux ducheval danois et que M. Sanson range, pour cette raison même, parmiles variétés de sa race germanique ( E . C. germanicus).
Que ce cheval soit réellement autochthone ou qu’il soit d’originedanoise, voici quels sont ou plutôt quels étaient ses principaux carac-tères; car, nous le répétons, sous l’influence du croisement, des nou-velles conditions de milieux, etc., il a complètement disparu : Têtebusquée; front étroit, convexe; face longue; orbites effacés; œilpetit; chanfein courbe, convexe; auge étroite; naseaux peu ouverts;oreilles très rapprochées, mal attachées ; membres assez longs ; épaulesplaquées ; cuisses et jambes grêles ; canons longs ; pieds larges etplats; robe ordinairement baie; tempérament mou, lymphatique;taille élevée.
Ce cheval se rencontrait un peu partout en Normandie.
2° Cheval cauchois. — « Une gymnastique particulière jointe àl’influence du climat et à une sélection attentive a fait constituer, ditM. Sanson, dans le pays de Caux, qui borde le rivage de la Manche,outre l’embouchure de la Seine et le cap de la Hogue, une variété