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RACES CHEVALINES.

gente de l’artiste est indispensable pour fabriquer l’objet et le façonnerà l’usage qu’il doit remplir (1). »

Pourtant, l’auteur précité reconnaît que dans ces dernières annéesl’élevage normand s’est beaucoup amélioré sous ce rapport, que l’ontend, d’un autre côté, à revenir au reproducteur anglais fortementmembré et étoffé.

C’est ce qui explique le regain de réputation dont jouissent actuel-lement les chevaux anglo-normands en France et à l’étranger, nonseulement comme chevaux d’attelages de luxe, mais encore commereproducteurs.

« Néanmoins, ajoute le même auteur, sur cent poulains quinaissent il n’y en a pas plus de vingt-cinq qui deviennent de bonschevaux. »

b. — CHEVAL PERCHERON (PETIT PERCHERON OU PERCHERON POSTIER)

Le cheval percheron est l’un des types chevalins les plus justementréputés du monde entier. Sa renommée est égale, en son genre, àcelle du cheval de course anglais, et ce n’est que justice. Aucun cheval,en effet, ne réunit au même degré les qualités qui distinguent le houanimal de trait.

Son centre de reproduction estl’ancienne petite'province du Perche,enclavée aujourd’hui dans les départements de l’Orne, de la Saillie,d’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher. Il résulte de là que l’aire géogra-phique de la race n’embrasse actuellement qu’une partie de chacunde ces départements.

Lespoulains naissent, en général, dans les environs de Mortagne, deBellesme, de Saint-Calais, de Montdoubleau et de Courtomer, tandisqu’ils sont plus particulièrement élevés dans le département d’Eure-et-Loir, dans le canton d’illiers et les cantons environnants.

La plaine de Chartres est, en outre, peuplée de poulains nés enBretagne, dans le Boulonnais, la Flandre, la Picardie, la Norman-die, etc., et, d’où qu’ils viennent, un mode d’éducation et d’alimen-tation uniforme courbe ces poulains sous le même niveau et leurimprime un cachet particulier qui ne permet guère de les confondre

(1) A. Sanson, loc. cit., p. 122.