GoO RACES CHEVALINES.
Le cheval de chasse irlandais résulte du croisement du cheval depur sang avec les poneys du pays, ainsi que l’indique sa conformationtrapue, et « l’habileté des éleveurs, ditM. Sanson, consiste à le main-tenir à un juste degré de pondération, en ne faisant pas trop domi-ner, dans son économie, les aptitudes delà variété de course (1) ».
C. — CLEVELAND RAI OU CARROSSIER DU YüRKSIIIRE
Ainsi nommé à cause du lieu où se trouve son principal centre deproduction, dans le comté d’York, sur la Tees, et de la couleur or-dinaire de sa robe, le clevelaud bai est le cheval carrossier de l’An-gleterre. On l’élève non seulement dans le comté d’York, mais encoredans les comtés de Lincoln, de Durham et de Northumberland.
C’est le produit du croisement de l’ancienne race clevelaud (2) avecle cheval de course. Plus fin, plus vigoureux, plus énergique que sonprédécesseur, il semble réunir en lui, d’après David Lowe, l’énergie dupur sang avec la vigueur et la puissance des races plus communes;mais, à force de vouloir donner plus de finesse à ses formes, on en asouvent fait un cheval trop près du sang, « ne possédant pas, disenttrès judicieusement les auteurs de the Ilorse, toutes les qualités dési-rables pour un service ordinaire ».
d. — TROTTEUR DU NORFOLK
Comme tous les trotteurs, ceux du Norfolk sont des animaux bienconformés, bien charpentés, énergiques, rapides, très résistants ettrès sobres, tenant le milieu entre l’animal distingué et l’animal com-mun. Ils résultent de métissages très divers. « Ceux qui les produisent,dit M. Gayot, s’y prennent avec art et réussissent sans trop suivre lamême route. Ils sont le résultat d’intelligentes combinaisons pra-tiques entre l’étalon de pur sang et diverses variétés carrossières,de chasse ou de trait, améliorées par des alliances antérieures (3). »Mais, quelles que soient leurs qualités, les trotteurs du Norfolk nepeuvent faire oublier notre admirable percheron, dont « la supério-
(1) A. Sanson, loc.cit., t. III, p. 110.
(2) Qui ne serait elle-môme, d’après M. Sanson, qu’une variété de sa race germanique.
(3) Moll et Gayot, loc. cit., p. Gai.