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DES RAGES CHEVALINES EN PARTICULIER.

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Ce type primitif est, dans tous les cas, devenu très rare de nos jours,soit par suite des croisements qu’il a subis avec le cheval flamand,importé dans le pays sous le règne de Henri IV, ou, plus récemment,avec le pur sang anglais, dont nous avons déjà étudié les produits sousle nom d’anglo-poitevins (voy. Races intermédiaires françaises), soit,enlin, par suite de la faveur de plus en plus marquée dont jouit dans lePoitou le cheval de trait breton. Aussi, ne mérite-t-il guère aujour-d’hui d’être décrit autrement qu’à titre de souvenir.

Voici quels étaient les principaux caractères qu’il présentait : têtelongue avec des oreilles longues également ; naseaux peu ouverts ; œilpetit et sans expression ; encolure forte et chargée de crins ; garrotbien sorti ; dos bas ; hanches saillantes ; croupe large et allongée;côtes plates; ventre très développé; membres très gros, avec des ar-ticulations volumineuses, des canons longs et surabondammentpourvus de crins depuis le genou jusqu’au paturon ; pied large etplat ; taille très élevée ; robe baie ou grise ; tempérament lym-phatique.

La grosse et lourde jument des marais du Poitou a longtemps étéréputée comme seule intérieurement mulassière , par suite de l’apo-logie qu’en avait faite le célèbre cultivateur de Chalouë, JacquesBujaulf, dont le type idéal pour la production du mulet était unebarrique sur quatre pivots , selon sa propre expression. On croyait,d’ailleurs, naguère encore, que les qu-alités de l’âne compensaient lesdéfauts de la jument, et réciproquement; que les produits de deux pro-créateurs dissemblables étaient mixtes; que l’accouplement, parexemple, d’une jument aux pieds larges et plats avec un âne, dont laconformation des extrémités est tout à fait dissemblable, nous le sa-vons, donnait seul des mulets aux pieds bien conformés.

Mais, aujourd’hui que l’éleveur est complètement revenu de ces er-reurs, qu’il a pu se rendre compte, grâce à l’initiative de hardis etintelligents expérimentateurs, que les juments d’autres pays, bienconformées, étoffées et énergiques, donnent des produits supérieurs àceux de la laide, lourde et molle jument mulassière, les types poitevinprimitif, flamand d’importation et leur métis, ne jouissent plus d’au-cune réputation et disparaissent chaque jour.

Les chevaux bretons de trait qui, en vertu de leur force d’expan-sion propre, tendent à envahir le centre-ouest, et les métis anglo-poi-