676 RACES CHEVALINES-
Supprimée en 1791 par l’Assemblce nationale, elle fut rétablie en l’an III par laConvention.
C’est l’administration centrale chargée de faire fonctionner cette institution etcelle des haras qui, sous le nom d 'administration des haras, fut créée en 1800 parun décret de Napoléon I er .
Administration des haras. — Aucune administration peut-être n’a subiautant de vicissitudes, de changements de direction, que celle des haras. Achaque instant, on voit le passé radicalement condamné, une nouvelle directionimprimée à la marche de l’institution, pour être bientôt remplacée par une autre,condamnée à son tour un peu plus tard.
Plusieurs fois même son existence fut très sérieusement mise en question. Ac-tuéllement encore, il est question d’un bouleversement complet dans le recrute-ment de ses fonctionnaires. Aux termes d’un rapport verbal présenté cette annéemême par M. Viette, député du Doubs, rapporteur du budget de l’agriculture,l’École des haras du Pin serait transformée en école d’application et exclusive-ment l’eservée aux élèves diplômés des Écoles vétérinaires. Ce projet de réforme,dont le M. le ministre de l’agriculture a adopté en principe les conclusions, vient,d’ailleurs, de recevoir un commencement d’exécution par la circulaire ministé-rielle du 4 septembre 1885 relative à la réorganisation de l’école des haras, quiporte que les élèves diplômés de l'Institut agronomique et des Ecoles vétérinairespourront être admis sans examen jusqu'à concurrence de quatre par année.
Pour être si attaquée, si contestée, il faut bien que l’administration des harasne soit pas à l’abri de toute erreur et qu’elle offre une large prise aux critiques.C'est ce que nous nous contenterons de constater ici.
Chacun a pu, d’ailleurs, se former une opinion relativement à l'influence quel’administration des haras a exercée sur la production chevaline en lisant lesquelques lignes que nous avons consacrées précédemment à l’étude de chaque race.
En ce qui concerne le fonctionnement de celte administration, « la France estdivisée en un certain nombre d'arrondissements d’inspection et en circonscrip-tions, qui sont en nombre égal à celui des dépôts. Chaque circonscription est àson tour subdivisée en stations. Les directeurs des dépôts d’étalons répartissentceux-ci, d’apres leurs propres appréciations, entre les stations et leur circons-cription... L’administration elle-même est dirigée par l’un des inspecteurs géné-raux, qui siège au ministère de l’agriculture. Il est assisté par un conseil supé-rieur des haras, appelé une fois par année à donner son avis sur les questionsqui lui sont posées... De ce conseil, en France, comme partout ailleurs où il enexiste d'analogues, l’élément scientifique a été jusqu’ici à peu près complètementexclu (1)... »
Les services de l’administration des haras ne coûtent pas à l’État moins do8 à 9 millions par an.
C. — ÉTALONS DÉPARTEMENTAUX OU PROVINCIAUX
En présence des résultats déplorables qu’avait donnés, dans certains départe-ments, particulièrement dans ceux appartenant aux aires géographiques des
(t) A. Sanson, loe. cit. i t. III, pp. 218 et 280.