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PRODUCTION ET AMÉLIORATION DU CHEVAL.

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« II existe, en outre, depuis quelque temps, en France, une société puissantepar l’argent dont elle dispose, sous le nom de Société hippique française pourl’encouragement des chevaux de service, et qui, chaque année, organise, surdivers points de la France, des concours de circonscription, couronnés par unconcours général à Paris (1). »

Instituée sur les bases les plus solides, guidée par le sentiment de l’intérêtpublic, cette société rend de véritables services à la production et ne saurait êtretrop encouragée, tant qu’elle restera dans la voie pratique où elle s’est engagéejusqu’ici.

b. — COURSES

Le but des épreuves connues sous le nom de courses peut se résumer ainsi :« Régénérer les races communes par l’étalon de pur sang éprouvé par lescourses (2). »

Ces épreuves datent de la plus haute antiquité : les fêtes de la Grèce antique,delà Rome impériale, de l’ancienne Byzance, empruntaient aux courses en char,auxquelles prenaient part la noblesse, les princes, les rois eux-mêmes, leur plusbrillant éclat. Mais, dans les luttes d’autrefois, le cheval était relégué au secondplan; elles avaient surtout pour but de mettre en évidence la force, l’adresse,l’audace de l’homme.

Les courses modernes, par contre, ne visent que le cheval. Elles ont pris nais-sance en Angleterre, on ne sait pas exactement en quelle année; mais l’histoirenous apprend que sous Henri II (1154-83) elles existaient déjà ; qu’Édouard IIIet Henri IV s’en occupèrent sérieusement; que Jacques I or créa celles de New-market, de Croydon, d’Enfield-Chase (1603-25) ; que Charles II (1660-85) lesprotégea beaucoup.

« Dans le principe, les courses n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd'hui. Alors,pas de système d’entraînement, pas d’hippodrome, pas de prix énormes ; ellesn’étaient ni un jeu ni une spéculation. En quittant leurs travaux, les chevauxentraient en lice, couraient sur des terrains accidentés, portaient de 70 à 80 kilo-grammes, et parcouraient de 6 à 7 kilomètres. Le prix consistait en une cravacheou en une sonnette d’or ou d’argent; et, après la course, les vainqueurs et lesvaincus reprenaient leurs travaux. En 1770, époque à laquelle Éclipse brillaitsur les hippodromes, les courses étaient encore de 6 kilomètres, et le poidsimposé aux coureurs considérable (.77 kilogrammes) ; mais déjà la mode des parisétait grande et les prix très élevés, puisque ce célèbre coureur gagna, en dix-septmois, 025,000 francs à son maître. Aujourd’hui, les courses sont très répanduesen Angleterre, et chaque ville a son hippodrome. Les plus renommés sontceux de Newmarket, de Doncaster, d’Epsom, de Liverpool, d’York, etc. (3) »

Il y a eu des courses en France de temps immémorial ; mais celles de vitesse,imitées des Anglais, n’ont été introduites que dans le milieu dusiècle dernier. Ellesne furent même régulièrement établies et encouragées par l’État qu’à partir du31 août 1805.

(1) A. Sanson, 7oc. cit., t. III, p. 306.

(■>) Carnet des courses, publié sous les auspices de la Société d’encouragement(Jockey-Club).

(3) Vallon, loc. cit., t. Il, p. 403,