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RACES CHEVALINES.
raîtront, et les véritables bons chevaux auront enfin leur tour ; ils améliorerontvéritablement alors nos races... Voilà la vérité; si vous ne voulez pas y croire,le temps, la raison et l’expérience vous y forceront un jour, après bien du malet bien de l’argent inutilement dépensé (1). »
Nous n’avons rien à ajouter à ces réflexions d’un de nos hippologues les plusautorisés.
On distingue plusieurs sortes de courses : la course plate , la course de haies,le steeple-chase et la course au trot.
1° Courses plates. — Les courses [dates sont dirigées et subventionnéespar la Société d'encouragement, plus connue sous le nom de Jockey-Club.
« Cette société, dit l’auteur du Carnet des courses, aujourd’hui puissante etprospère, a créé des hippodromes (2), fonde les courses et les prix, patronné etsubventionné les courses de province, institué le salon des courses et réglementéles paris. Elle est représentée par le comité des courses, composé de quinzemembres fondateurs et de quinze membres adjoints. »
Tout cheval, pour être admis à [(rendre part aux courses, doit présentercertaines conditions déterminées, sous peine d’être disqualifié, c’est-à-dire de sevoir le droit de courir retiré. « Sont admis, sauf conditions contraires, les che-vaux entiers et juments inscrits au Stud-book, nés et élevés en France jusqu’àl’âge de deux ans et régulièrement engagés. Les engagements doivent se fairepar écrit, dans les termes exigés par les règlements et en temps opportun. Aumoment de l’engagement, le propriétaire doit payer l 'entrée ou le forfait; sinon,il n'a pas le droit de faire courir. L 'entrée est une somme d’argent fixée par leprogramme et variant de 25 à 1000 francs. Le forfait est une somme inférieureà celle de l’entrée, qui doit être payée par le propriétaire dont le cheval est engagé et ne court pas.
« La distance de la course est toujours indiquée au programme. Elle varie do800 à 6,200 mètres. Au-dessous de 1,600 mètres, les courses sont dites à courtesdistances. La distance moyenne est de 2,100 mètres.
« Les prix de course sont donnés par les sociétés de courses, par l’administra-tion des haras, par les conseils généraux, les villes, les compagnies de cheminsde fer, les cercles, les particuliers, etc. Plus de 1,500,000 francs sont annuelle-ment distribués. Au montant du prix, ou à la somme inscrite au programme,viennent s’ajouter les entrées et les forfaits, qui, parfois, en doublent ou entriplent la valeur.
« L’administration des haras donne des prix classés dits nationaux, princi-paux, spéciaux, variant de 4,000 francs à 1,500 francs, attribués aux coursesplates, et des prix non classés. Un arrêté ministériel répartit les prix classés
(1) A. Richard, loc. cit., p. 379.
(2) Les hippodromes sont des lieux de réunion appropriés pour les courses aux chevauxet comprenant une ou plusieurs pistes. Toute piste est limitée par deux rangées depiquets reliés à l’aide de cordes et décrit autour de l’hippodrome, en face des tribunes,un circuit de forme ovale sur lequel courent les chevaux. L 'intérieur de la piste estl’espace entouré par la piste où se tiennent les cavaliers, les voitures et la foule despiétons. Quant aux tribunes, elles sont exhaussées, de manière à permettre aux specta-teurs de bien embrasser toute l’étendue de la piste. Enfin, dans l’enceinte du pesage setiennent les chevaux de course, les propriétaires, les entraîneurs, les jockeys, l’élite dessporslmen et des parieurs.