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PRODUCTION ET AMÉLIORATION DU CHEVAL-

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Des prescriptions minutieuses règlent les détails des achats. Chaque proprié-taire est libre de présenter lui-même son cheval, ou de le confier à un cavaliermis à sa disposition. Les opérations se font, le plus souvent, à des jours désignésà l’avance; mais il est des dépôts où l’on achète en permanence : à Caen et àSaint-Lô, par exemple. Quand la commission se déplace, elle se transporte dansles diverses localités qui se livrent le plus à la production chevaline, et fait con-naître son itinéraire au public par voie d’affiches ou de circulaires dans les cafés,auberges, bureaux de poste, bureaux de tabac, etc.

La remonte n’achète que des chevaux hongres, entièrement guéris de la cas-tration, et des juments, à l’exception de celles reconnues pleines ou qu’il y auraitlieu de conserver pour la production.

La taille des chevaux varie suivant l’arme à laquelle on les destine (Voy.II e partie, chap. xiv, Aptitudes).

Ils doivent être, d’un autre côté, propres à cette arme, d’origine française,exempts de tares, à tous crins, âgés de trois ans et demi au moins et de huit ansau plus.

Les chevaux de trois ans et demi sont dirigés sur les dépôts de Suippes, d’Eu etd’Arles. Ceux de quatre ans et audelà restent un temps plus ou moins long au dépôtacheteur, puis sont envoyés dans les régiments pour lesquels ils conviennent.

Les dépôts de Suippes, d’Eu et d’Arles sont donc des dépôts de jeunes chevauxou d'élevage. Créés sous les auspices du général Thornton, ex-inspecteur généralpermanent des remontes, ces dépôts ont pour but d’acheter les animaux à meil-leur compte et de développer chez eux, à l’aide d’une nourriture substantielle etd’une gymnastique fonctionnelle graduée, des qualités qui se fussent atrophiéesavec un régime et des soins moinsbien entendus. Pour obtenir ce dernier résultat,les jeunes chevaux sont successivement mis en liberté dans des cours assezétroites, puis dans des paddocks plus étendus.

Malheureusement, la grande division de la propriété en France ne permet pasde consacrer à ces dépôts de jeunes chevaux la quantité de terrain nécessaire àleur bon fonctionnement, et le résultat obtenu, quant au prix de revient annuel dechaque cheval surtout, ne peut être comparé, jusque-là, à celui que donnant en Alle-magne les établissements analogues. Véritables fermes d’élevage où se récolte laplus grande partie des aliments nécessaires aux jeunes chevaux, ces établissementsprésentent en effet, sur les nôtres, l’avantage d’être beaucoup plus économiques.

Le décret du 28 décembre 1883 a institué, dans chaque régiment de troupes àcheval, une commission de remonte permanente composée d’un officier supérieur,président; de deux capitaines et du vétérinaire en premier, membres. Cette com-mission se réunit toutes les fois qu’il y a lieu : 1° de livrer un cheval, soit à titregratuit, soit à titre onéreux, à un officier étranger au corps ; 2° de recevoir uncheval précédemment livré dans les conditions ci-dessus, un cheval réintégréou rétrocédé par un officier du régiment, ou d’acheter un cheval présenté parun officier du régiment ayant droit à un cheval à titre gratuit.

La gendarmerie fait scs acquisitions dans le commerce par l’intermédiaired’une commission du môme genre, dans laquelle le vétérinaire a également voixdélibérative. En principe, on laisse au gendarme la faculté de refuser le chevalqu’on lui présente, parce que c’est lui qui le paye au moyen d’une première miseque l'État lui avance et qu'il rembourse ensuite par annuités.

Lo Clicval. 44