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RAGES CHEVALINES.
Sous l’influence du sang fibrineux qui se produit, les muscles deviennent volumi-neux relativement aux os. En outre, une petite quantité d’aliments substantielsnourrit suffisamment sans distendre les viscères abdominaux.
« Ainsi se produit, avec de belles formes, la constitution sanguine, qui rendles animaux forts, vifs, énergiques, plutôt qu’ardents et irascibles (1). »
Aussi, avant toute tentative d’amélioration, doit-on s’enquérir des matièresalimentaires, ou matières premières de la production animale, fournies par le sys-tème de culture.
Ges matières, en effet, doivent non seulement être en quantité suffisante, maisprésenter telles qualités qui permettent au type chevalin que l’on veut produirede les utiliser avec le plus de profit, le moins de déchet possible.
Or, les matières premières dont on dispose dans un pays dépendant du systèmede culture suivi, il en résulte que la question agricole est peut-être la plus im-portante de celles dont il est indispensable de tenir compte dans toute entreprisezootechnique bien conduite.
« Chaque pays, écrit M. Richard, comporte son climat, ses habitudes, songenre d’industrie, son agriculture riche ou pauvre, ses ressources morales etphysiques, toutes les conditions, enfin, qui guident l’homme de savoir dans sesopérations d’ensemble ou de détail. La nature a ses lois toujours uniformes, im-muables; leur action est incessante, rigoureuse, comme la marche des élémentsqui la subissent; ceux qui n’en tiennent pas compte en amélioration des races,ceux qui'prétendent que l’on peut faire partout les mêmes individus par les mêmesmoyens, manquent d’esprit d’observation ou de jugement, ou n’ont pas étudié leprincipe qui régit la marche de la création; ils erreront toujours en aveugles. Sides intelligences supérieures luttent avec un certain avantage passager, par desprocédés factices que la science enseigne, ce ne sont que des exceptions favoriséespar la fortune et les moyens dispendieux dont elle peut disposer sans préju-dice (2).... »
C’est pour avoir méconnu cette judicieuse manière d’envisager la question del’amélioration des races chevalines ; c’est pour ne pas s’être assuré auparavantque les produits en voie d’amélioration trouveraient sur le sol où ils étaient ap-pelés à vivre une nourriture en rapport avec leur nouvelle organisation, quel’on a eu tant de mécomptes avec le croisement de nos anciennes races par le pursang anglais.
B. — INFLUENCE DELA GTMNASTIQUE FONCTIONNELLE
« Nous appelons gymnastique fonctionnelle, dit M. Sanson, l’exercice métho-dique ou réglé, dans un sens déterminé, de toute fonction physiologique quel-conque (3). »
C’est par la gymnastique fonctionnelle, par les pratiques méthodiques de l’en-trainement que l’on arrive à habituer progressivement le système nerveux et lesystème musculaire des chevaux de course à cette conductibilité nerveuse et à
{I) H. Magne, toc. cit., t. bq p. 570.
(2) A. Richard, foc. cit., pp. 438 et 439.
(3) A. Sanson, foc. cit.. t. Il, p. 332.