C’est comme on voit un réseau de 2,190 lieues de railsways qui, dans un avenir plus ou moins rapproché, couvriratoute l’Allemagne . Déjà plus de 600 lieues sont achevées ouen construction et 666 sont concédées. Les 918 lieues res-tantes ne sont encore, il est vrai, qu’à l’état de projet, maisles études qui les concernent sont presque terminées. Quantà leur exécution, il nous suffit de savoir qn’elle aura lieuun jour, que c’est le vœu des gouvernements. D’autres ré-flexions naissent en foule à l’aspect de cette carte -, c’est queleur direction, favorable aux intérêts commerciaux des po-pulations germaniques, n’est pas moins menaçante pour laFrance dans le cas d’une collision. Sans entrer dans des dé-tails qui jetteraient la confusion dans l’esprit de nos lec-teurs , bornons-nous à faire connaître le rayonnement deslignes principales, leur point de départ et leur but. Aunord, lellanôvre relié aux duchés de Mecklembourg etsur-lout au iïolstein, s’avance à l’est sur Berlin par Magdebourg ,tandis qu’au sud il va chercher à travers la Westphalie uneligne qui l’unira à Amsterdam et à Rotterdam , et uneautre qui le fera aboutir à Cologne , extrémité de la lignebelge partie d’Ostende . Le Ilanôvre a aussi par le chemin dela Westphalie un moyen de se porter sur Francfort etMayence , nœud où viennent converger la plupart des li-gnes de l’Allemagne , et où se donneront infailliblementrendez-vous au besoin, toutes les forces de la confédérationgermanique.
Le système des chemins de fer de la Prusse n’accusepas moins de prévoyance et de vues militaires. En mêmetemps que Berlin détache en arrière des lignes qui lamettent en communication avec Steltin, avec Dantzick etKœnigsbcrg, elle songe à communiquer avec Vienne pardeux voies qui traverseront, l’une la Silésie pour aboutir aurail wav 'en partie achevé) qui liera Vienne et Varsovie ,