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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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Révolution, un régiment de cavalerie ayant été envoyépour tenir habituellement garnison dans notre ville, ilfallut lui trouver un champ de manœuvres ; la plaine quis’étend entre le Rocher-de-la-Salamandre, le Grand-Par-quet, et la route d’Ury fut choisie à cet effet; mais lesable, incessamment remué par les pieds des chevaux,était devenu presque fluide et s’accumulait, poussé parle vent, le long des murs du Parquet, jusqu’à leur faîte;en 1822, on transporta ce champ de l’autre côté de lagrande route, dans la Plaine-du-Mont-Morillon, où il estencore actuellement; il n’avait que dix-sept hectaressoixante-dix-sept ares, le 16 août 1854, on porta sa conte-nance à vingt-deux hectares cinquante-six ares, et on leborna; cette concession, faite au département de laguerre, est gratuite et révocable à volonté. Vers le milieude 1805, un polygone, pour les exercices de l’école mili-taire alors établie au palais de Fontainebleau, fut installésur les cantons du Mont-Morillon, et du Rocher-du-Mont-Morillon ; après l’Empire, l’administr'ation forestière repritpossession de cette surface, En 1812, un magasin à poudrefut construit sur le canton du Mont-Pierreux, mais démolibientôt après. En 1835, on laissa, à titre gratuit, la Villeconstruire un pont à bascule, proche l’Obélisque, sur unterrain appartenant à la liste civile; ce bâtiment lit retourà celle-ci en 1852, et servit, jusqu’en 1860, époque àlaquelle il fut démoli, à loger un garde. En 1850, par baildu 28 septembre, un are de terrain, au Bois-Gauthier, futloué, moyennant vingt francs par an, au sieur Flouron,pour servir de lieu d’équarrissage. La même année, pardes baux du 20 octobre, trois hectares vingt-trois ares, auMont-Merle, et un hectare, au Puits-du-Cormier, furentconcédés à la Ville, les premiers pour le tir à la cible de lagarnison, moyennant un loyer annuel de quinze francs parhectare ; le deuxième, pour servir de dépôt de vidange, àraison de vingt francs par an; ce dernier terrain dut être,et est en effet, entouré d’une palissade en planches. Tous