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tuellement vivantes, et appartenant à la flore tropicale, cequi indique l’élévation de la température à cette époque.D’assez nombreux vertébrés, à sang chaud, peuplaient lacontrée ; quelques-uns se rapprochaient de certains ani-maux existant encore, tels que tapir, rhinocéros, hippo-potame, lièvre, loutre, genette, cochon, écureuil ; d’au-tres ne sont pas encore déterminés; enfin, on a aussitrouvé les restes de trois ou quatre espèces d’oiseaux.
Sur le groupe du calcaire lacustre inférieur repose, engénéral, directement, cclni des sables, au haut desquelsse trouvent souvent des grès. Cette formation est marine,comme le prouvent quelques coquilles trouvées dans lapartie inférieure. La mer est donc revenue prendre laplace des étangs d’eau douce, et dans son sein s’est dépo-sée une roche , d’une immense étendue et d’une grandepuissance, qui a recouvert tout le sol,et a fini par le nive-ler complètement. C’est elle qui, là où elle existe encoredans son entier, élève au-dessus des plaines basses lesmamelons et les hauts plateaux. Ailleurs, cette couche adisparu, en totalité ou partiellement, laissant commepreuves de son existence, entassés sur les flancs des col-lines et des falaises, de gros fragments de grès, portionsdes bancs rompus de sa partie supérieure. La symétrieexacte qui existe entre les parements apparents delà par-tie restée en place et les faces des pierres roulées plus bas' est encore reconnaissable dans quelques endroits, et ilest facile de déterminer la place d’où ces dernières se sontdétachées. Le plus généralement, du reste, le rapproche-ment n’est pas si aisé, les angles et les arêtes ayant dis-paru, rongés par les météores atmosphériques. C’est àceux-ci qu’on doit attribuer, en effet, cette destruction,et non au frottement d’un roulis dont il n’existe aucunetrace sur les blocs de grès qu’on rencontre dans la forêt,et qui sont tombés'par affouillemeut, là où on les trouvemaintenant. Ce sont aussi ces météores qui ont produitles désagrégations, par plaques hexagonales, figurant des