■— 53 —
plit ces cavités. Une grotte très-remarquable fut mise àjour, dans ce canton, en 1850, et rebouchée de suite, parles ordres de l’Administration, pour en prévenir la dévas-tation. Quelquefois, la partie supérieure des grès, sur unemince épaisseur, est plus tendre que le reste un peustratifiée, à ciment ferrugineux, couleur de rouille ou noi-râtre; elle renferme alors du manganèse, on y a mêmereconnu une très-petite quantité ù!oxyde de cobalt ; cesgrès peuvent devenir de véritables minerais de fer hy-droxyde sablonneux.
En septembre 1823, certaines personnes affirmèrentavoir trouvé, au canton du Long-Hocher, un cavalier pé-trifié. La chose s'ébruita, et une controverse très-vives’éleva à ce sujet, dans le monde scientifique Cuvier, à quil’on en référa, envoya une personne de confiance, un vé-ritable savant, qui lit cesser cette espèce de mystification,et décida que le prétendu homme fossile ôtait un simplebloc de grès qui ne se distinguait de ses congénères quepar ses formes bizarres.
Au-dessus du groupe des sables s’est formé le calcaire la- 'custre supérieur. Cette couche contient une grande quan-tité de coquilles d’eau douce qui appartiennent toutes,comme dans nos marais actuels, à un jpetit nombre degenres et d’espèces; on y trouve aussi parfois des troncsde plantes ligneuses convertis en silex. Elle a donc dû sedéposer au fond des eaux douces. La mer s’est encore unefois retirée, laissant, là où le sol est maintenant si agréa-blement varié, une plaine sablonneuse parfaitement unie,ou du moins faiblement creusée par places; puis, surcette plaine immense, se sont formés, de nouveau, deslacs ou des mares d’eau douce. Le calcaire lacustre supé-rieur couronne les monts et les plaines hautes, dont ilmaintient les sommets à peu près au même niveau. Sonplan de séparation d’avec les sables n’est pas toujours ré-gulier; quelques dépressions à la surface de ces dernièressont remplies par le calcaire , et la ligne de contact peut se