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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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marquer ceux-ci avant l’exploitation, et de ne pas opé-rer leur vidange, quand elle ne pouvait se faire qu’à tra-vers les domaines royaux, avant d’en avoir reçu la per-mission expresse; enfin un arrêt du Conseil, du 12septembre 1670, défendit aux propriétaires de maisonssituées sur les bords des forêts de louer à gens n’ayantaucun bien exploitable.

Les peines destinées à assurer l’exécution de ces me-sures de police étaient,' pour la première fois, des amen-des, confiscations, et restitutions à peu près identiques àcelles inscrites dans le code forestier de 1827, mais par lefait de la dépréciation des monnaies depuis cette époque,d’une valeur infiniment supérieure. Nous avons pu re-trouver le produit des amendes prononcées pour délitsforestiers commis dans la forêt de Bière en 1650; il s’élevaà 4,000 livres, sans compter 1,500 livres de restitution,et près de 250 livres de confiscation. En cas de récidive,ou si les coupables étaient des forestiers, les châtimentsétaient arbitraires, et les juges en appliquaient, alors, detout à fait en dehors de nos mœurs actuelles, et parfoisde fort cruels. Ainsi : le 12 janvier 1511, un sieur SimonLinguet, sergent à garde de la maîtrise de Senlis, con-vaincu de concussion, fut condamné à faire amende ho-norable, ayant à la main une torche ardente, et sur latête une mitre où étaient représentés des arbres debouts,et d’autres renversés; par jugements des 21 et 25 janvier1518, plusieurs agents de la forêt d’Orléans furent con-damnés à la même peine, d’autres, à être battus de ver-ges, la corde au cou, deux à être pendus; à Fontainebleau,spécialement, pendant le cours du xvn e siècle, des hom-mes furent envoyés aux galères, d’autres, et même desfemmes, fouettés de verges, et bannis à perpétuité, pourdes délits assez minimes commis dans la forêt; cent ansaprès, Marie Poupon, délinquante incorrigible de Fon-tainebleau, était encore fustigée, et marquée sur l’épauledroite de la lettre Y, par le bourreau de Melun, qui reçut