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nisèrent, à la retraite de ces derniers, des patrouilles quiparcoururent la forêt en tous sens, et aucun traînard n'é-chappa. Le mois suivant, les armées françaises, campéesaux Sablons, à Montigny et à Bourron, firent énormémentde mal dans les cantons voisins de ces localités, et jus-qu’à la porte de Fontainebleau, où les coupes, en exploi-tation, du Mont-Pierreux furent brûlées en totalité. Lesdégâts augmentèrent encore l’année d’après, un grandnombre d’habitants ayant fui dans la forêt avec ce qu’ilsavaient de plus précieux, à la suite de l’établissement àFontainebleau du quartier général autrichien. Le gardeMarthe, qui demeurait à Recloses, paya de sa vie d’a-voir voulu s’opposera ces délits; on le trouva tué d’uncoup de fusil, au canton des Yentes-Cumier, le 2G août1815 ; les assassins furent découverts, et condamnés àmort, par un jugement du tribunal de Melun, du 7 août1816. Avec le rétablissement du calme dans le pays, tousces désordres cessèrent peu à peu : en 1816, il intervintencore trois cent vingt jugements correctionnels, en ma-tière forestière, et trois cent quarante-sept, en 1817, maisle nombre en tomba à deux cent quatorze, en 1818, et en1825, il était réduit à cent un.
La Restauration changea peu de choses à l’administra-tion des biens de la Liste civile : celle-ci fut placéesous ladirection d’un Intendant des domaines et forêts de la Cou-ronne. A Fontainebleau, le capitaine prit le nom de con-servateur des forêts, domaines et chasses du roi, et enseptembre 1815, M. de Rois d’Hyver fut remplacé parM. le baron de Larminat, son gendre, chef du service fo-restier de Rambouillet. Le nombre des gardes générauxfut porté à trois. Il fut créé quatre places de brigadiers,aux appointements de sept cents francs ; des garçonsgardes, qui recevaient deux cents francs par an, et desélèves forestiers Surent attachés à chaque conservation.Enfin une ordonnance, du 10 septembre 1815, créa, pourconcourir à la surveillance des forêts de la couronne, une'
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