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quer. Son prix, à Paris, jusqu’à la fin du siècle dernier,subit de très-grandes variations; il augmentait ou dimi-nuait suivant les arrivages, qui étaient loin d’être bienréglés, et parfois, devinrent si rares qu’on fut obligé, àdiverses époques, de rendre des ordonnances pour yremédier. Ainsi celle de mai 1520 prescrivit aux mar-chands de faire amener, le plus diligemment possible, lesproduits de leurs coupes aux ports les plus voisins;d’autres, en 1563, 1641, 1663, défendirent d’avoir desprovisions trop considérables de bois, dans Paris ou les.faubourgs, de crainte d’accaparement; etc. Au commen-cement du xiv e siècle, le moule valait de 1 sol 6 deniers à3 sols; cette dernière somme, au pouvoir actuel de l’ar-gent, équivaut à plus de 15 francs de notre monnaie. Centans après, il se payait 6 sols, ce qui ne représente plusqu’une dizaine de nos francs.
Le déboisement augmentait avec le prix du bois, et dansmaint endroit la futaie faisait place au taillis , c’est-à-direles vieux arbres, se régénérant par la semence, aux jeunesbrins, qui repoussent de souche. La présence habituelledes souverains, qui se plaisaient à chasser sous les beaux.ombrages des grands chênes de notre forêt, éloigna decelle-ci, et pour longtemps encore, cette fâcheuse conver-sion ; mais dans le reste de la France, le mal en vint à untel point que Charles V fut obligé, par une ordonnance de1376, répétée souvent depuis, de déclarer biens immeublesde la Couronne tous les arbres de futaie, tant pleine quesur taillis; ils ne pouvaient donc être coupés que par per-mission du roi enregistrée au Parlement. ,
Il est probable que c’est vers cette époque que les fores-tiers, frappés des inconvénients du traitement appliquéjusqu’alors à la futaie, commencèrent à abandonner celui-ci. Nous avons expliqué plus haut en quoi il consistait.Dans les massifs soumis à ce genre d’exploitation, auquelon donne le non: de jardinage, les arbres qui ont le plusd’élévation gênent ceux qui se trouvent immédiatement