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étaient devant le mail; et le dépeuplement en vint à untel point qu’un arrêt du Conseil chargea, en 1716, M. deLa Faluère, alors grand-maître des eaux et forêts, au dé-partement de Paris et Ile-de-France, de faire l’aménage-ment 1 du domaine de Fontainebleau.
Les résultats des recherches minutieuses auxquellesdonna lieu cette opération furent consignés, avec degrands détails, sur un registre, à l’aide duquel on peutavoir une idée très-exacte de ce qu’était alors la forêt. Elle
contenait
ARPENTS
PERCHES
1,661
62
de vieilles futaies, la plupart sur le re-tour, y compris les anciennes bor-dures des ventes, devenues cadu-ques;
985
05
d’arbres épars, provenant de futaies rui-nées;
3,430
52
de vides propres à être plantés;
8,903
16
de rochers et de vides stériles;
12,945
17
de bois tant bons que mauvais, de tou-
tes natures, de tous âges, jusqu’àcent-vingt ans, dont 450 arpents, auplus, la même quantité qu’en 1658,sont qualifiés de taillis.
26,263
90
au total.
Il est impossible de tirer aucune conclusion de la com-paraison de ces chiffres avec ceux donnés, cinquante-huitans auparavant, par l’arpenteur Deschamps, car le classe-ment des âges n’a pas été fait de la même manière; puisen 1658, les vides d’une moyenne grandeur avaient été
1. On entend par ce terme l’opération qui consiste à régler, pourune ou plusieurs révolutions, le mode de culture d’un bois, ainsique la marché et la quotité des exploitât-’ons.