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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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compris dans cette section : la partie nord du Long-Rocher, la Gorge-aux-Loups, la futaie des Ventes-à-la-Reine, celle du Chêne-Brûlé, les Gorges-de-Franchard,une petite partie des Gorges-d'Apremont, les futaies duBas-Bréau, de la Tillaie, du Gros-Fouteau, la Yallée-de-la-^olle, le Rocher-Saint-Germain, le Rocher-Cuvier-Châ-tillon, et une portion du Mont-Ussy; en tout mille qua-tre-vingt-dix-sept hectares vingt-neuf ares, réserveluxueuse et improductive dans laquelle, en fait d’exploi-tation, on se borne à ramasser les morts.

Quant au reste de la forêt, la Commission explique, dansson rapport, quelles sont les considérations qui l’ont gui-dée pour le choix du traitement. Elle expose, commenous l’avons fait plus haut, les inconvénients du taillissur le sol généralement léger, sablonneux, sec et maigrede la forêt: Elle fait remarquer que le gibier, hôte néces-saire d’un domaine donné en apanage au chef de l’État, etles gelées printanières, telles qu’elles sévissent à Fontai-tainebleau, attaquent spécialement les jeunes bois, etfont, par conséquent, d’autant plus de mal, que ceux-cisont plus nombreux, c’est-à-dire.que les révolutions sontplus courtes. Elle invoque les droits du beau, dans uneforêt, pour ainsi dire, consacrée à l’art, au point de vueduquel les grands arbres seront toujours préférés auxjeunes cépées. Elle considère aussi la qualité de l’usufrui-tier, le souverain, qui cherchant dans la forêt surtout unintérêt d’agrément, doit désirer y perpétuer des massifsde vieille futaie; puis celle du propriétaire, l’Etat, quireprésentant la Société, doit satisfaire aux besoins de laconsommation, en fournissant les produits les plus consi-dérables et les plus utiles, que la futaie, seule, est sus-ceptible de donner. Enfin elle a recours aux sciencesexactes, afin de faire toucher au doigt,, pour ainsi dire,toute l'importance d’un couvert épais et constant, et ellerend compte des expériences qu’elle fit faire, dans le labo-ratoire de l’école normale supérieure, par il. Debray,