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blés pour la forêt, parmi les animaux, sont trois insectes :
Le plus anciennement établi, le plus gros, le plusconnu, c’est le hanneton. Tout le,monde en sait lesmœurs. Sorti de terre, généralement en avril, ce coléop-tère, après avoir vécu de huit à douze jours au dehors,rentre pour pondre de soixante à quatre-vingts œufs etmourir. De quatre à six semaines après, les larves éclo-sent, et restent sous terre trois ou même, quelquefois,quatre années, jusqu’à leur transformation en insecteparfait. Le hanneton, dans ses deux états, ne s’éloignepas beaucoup des lieux où il est né, de sorte que les géné-rations successives se développent dans les mêmes loca-lités. Malheureusement, le sol léger de la forêt paraît luiconvenir, et sinon chaque année, du moins presque tousles trois ans, à cause de sa génération trisannuelle, lesfeuilles de nos arbres ont à souffrir de l’insecte parfait,et dans'une bien plus grande proportion, leurs racines,de sa larve. C’est, de préférence, dans les terrains décou-verts, meubles, nouvellement retournés, que les hanne-tons aiment à déposer leurs œufs; aussi les dégâts sont-ils surtout considérables dans les pépinières et les jeunesplantations. On peut citer, comme exemple, les faits sui-vants : cinquante-cinq hectares de semis de pin, exécutésau milieu d’un taillis ruiné, aux cantons du Puits-du-Cormier et de la Gorge-du-Houx, furent complètementdétruits en 1829; les vieilles cépées, elles-mêmes, mou-rurent ainsi que la bruyère. En 1840, un taillis de qua-rante ans, situé au canton des Eraillons, et présentant,jusque-là, les signes d’une bonne végétation, fut envahipar le ver-blanc; instantanément la plupart des arbres secouronnèrent, il fallut hâter l’exploitation. De pareilsdésastres Sbnt rares, mais le hanneton n’en constitue pasmoins, pour la forêt, un ennemi redoutable, contrelequel on ne connaît pas encore d'arme vraiment effi-cace.
Les palliatifs dont l’emploi est le plus à conseiller, sans
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