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certains pays, dévastés par cet insecte, l’un des plus dan-gereux qui existe.
Uhylésine du pin est plus petit encore que le bostrichp ;il n’a que cinq millimètres. Il s’en distingue, surtout, parson prothorax rétréci en avant, tandis que celui du bos-triche est aussi large que la partie qui porte les élytres.Toute la surface de son corps, d'un brun marron foncé, estcomme chagrinée. Il écloten juillet et août, se transporteà la base des jeunes pousses des pins de dix, trente, qua-rante, et môme quatre-vingts ans, y ouvre, avec ses man-dibules, un petit trou rond qui pénètre jusqu’à la moelle,et creuse, à travers celle-ci, la pousse qu’il a attaquéejusqu’au bourgeon terminal, par lequel il ressort, en octo-bre ou novembre. Ces pousses vidées ne tardent pas àtomber, détachées par les vents d’automne, et quelque-fois en telle abondance qu’elles couvrent presqu’entière-ment le sol; Yhylèsine se réfugie alors sous la mousse, aupied des souches et des vieux arbres où il attend, engourdi,la fin de la mauvaise saison ; en mars ou avril, il quitte sesretraites, et tout alors se passe, à peu près, comme pour leboslriche , sauf que Yhylèsine ne pond presque jamais ail-leurs que dans les souches et les bois gisants des lieux secset arides; il est donc moins dangereux que le boslriche, quise reproduit, d’ailleurs, beaucoup plus vite, et il borne,en général, ses ravages à entraver la croissance des pins,à dévier leur tige de la ligne droite, à s’opposer à l’al-longement de celle-ci, par suite du dessèchement despousses perforées.
Ces deux insectes, surtout le dernier, se rencontrentun peu partout dans la forêt. Jusqu’ici ils n’v ont pas faitgrand mal, mais il est urgent de veiller. A un développe-ment considérable de ces coléoptères il n’y a que le videà opposer, et il faut se hâter de couper tous les pins, àblanc étoc, afin d’en tirer parti avant leur entier dessè-chement. Les moyens préservatifs, à l’aide des quels onpeut espérer n’être jamais forcé d’en venir à cette extré-