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du Chêne-au-Chien ; de Changis à Samois; de Moret auMontceau, l’ancien fief acheté par François I er ; leschemins des Montforts à la forêt; de By à la forêt; leChemin-Creux, actuellement des Forts-de-Marlotte ; ceuxd’Ury à la Calotte, maintenant d’Ury à Franchard; deSouillard; d’Achères à l’Esguisoir; de Millv à la Touche-aux-Mulets; de la Fosse-aux-Loups; des Fourneaux, àtravers la Plaine-Saint-Louis; des Hautes-Loges à la Belle-Croix; de la Fontaine-Poilleuse; enfin de Fontainebleauau Fort-des-Moulins et port de Yalvins ; à la vallée duNid-de-1’Aigle; au Mont-Pierreux.
Louis XIV, amateur, en tout, de la régularité et de lasymétrie, est le premier qui ait songé à rectifier les sinuo-sités de ces chemins, et à les faire entrer dans un sys-tème de longues et droites avenues, qui, partant d’unmême centre, vont, comme les rayons d’une étoile, irra-dier dans tous les sens, ou qui, ailleurs, mais plus rare-ment, s’étendent perpendiculairement les unes aux au-tres, partageant ainsi certains cantons en carrés pres-que parfaits, la Plaine-du-Rosoir, par exemple, et leplateau des Ventes-Bourbon. C’est en 1679 que commen-cèrent ces travaux, qui facilitèrent singulièrement lachasse à courre, et donnèrent à la forêt, autant que lesaspérités du sol le permirent, l’air majestueux des parcsque Le Nôtre dessinait à Versailles, Chantilly, Saint-Cloud, Fontainebleau, etc. La plupart de ces routes furentouvertes sur douze pieds de large ; elles furent exécutéesà l’entreprise, et coûtèrent 9 deniers par toise courante;quelques-unes, qui traversaient les rochers, n’eurentque quatre pieds; elles s’appelaient, alors, cavalières. Ilen fut fait, sous le règne de Louis XIV, tant des unes quedes autres, par arrêts des 15 juin 1684, 20 décembre 1687,1 er décembre 1699, et 14 mars 1713, l’énorme quantité detrois cent mille toises, c’est-à-dire, presque le tiers detoutes celles qui existent présentement.
11 ne suffisait pas de créer de nouvelles voies, il fallait