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y fit monter cette femme et ces enfants, auxquels elledonna sa bourse, et qu’elle reconduisit à Achèros; ajou-tons que le blessé fut complètement guéri. Les équipagesdu roi venaient, d’ordinaire, à Fontainebleau vers la finde septembre, et y restaient jusqu’au 15 ou 18 novembre;la chasse de la Saint-Hubert se faisait donc dans cette ré-sidence ; cejour-làle rendez-vous était toujours fixé au car-refour de la croix de Toulouse, le plus grand de la forêt,et qui avait été fait exprès, par l’ordre du grand-veneur,comte de Toulouse, pour contenir l'affluence énormede gens, de toute sorte, qu’attirait cette solennité. La curéeavait souvent lieu, le soir, au retour, dans la cour Ovale.C’est à Louis XV que revient le mérite d’avoir mis del’ordre dans les tons de citasse. Autrefois, on n’employaitqu’une petite corne, appelée huchet , pour transmettre lessignaux; ceux-ci étaient au nombre de six, indiqués pardes notes isolées, plus ou moins longues et plus oumoins multipliées ; ce n’est que sous Louis XIII qu’oncommença à se servir d’une véritable trompe, mais c’estLouis XV qui compléta le recueil des fanfares, tel qu’ilexiste encore aujourd’hui L II est vrai qu’une surabon-dance d’indications devenait indispensable : nous avonsvu, sous le règne précédent, le sang anglais faire son ap-parition ; la vogue de celui-ci alla croissant, et bientôt lesmeutes du roi ne furent plus composées que de chiensanglais et de bâtards; or, la gorge de ces derniers étaitloin d’approcher de celle des français, et il fallait bien ysuppléer par la trompe. Ce changement en entraîna unautre dans le dernier acte de la tragédie cynégétique :jusque-là on employait le couteau pour servir l’animalsur ses fins , mais celui-ci, pris, le plus souvent, de vitesse,par les nouveaux chiens, étaitencoretrop plein de vigueur
1. Nous donnons, à la fin de ce chapitre, deux fanfares com-posées, exprès, pour la résidence de Fontainebleau, et que nousavons trouvées dans d’Yauville.