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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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lettres-patentes furent confirmées par d’autres, de 1634,1638, août 1651, 4 février, 20 mai et 1 er juin 1654,6 juin 1667, 17 avril 1725. Ce furent là les seules indem-nités accordées jusqu’à la Révolution.

Cependant la situation des propriétaires, dans un cer-tain rayon autour de Fontainebleau, était vraimentdes plus tristes, surtout depuis l’application rigoureusedes lois de la capitainerie : plus d'un champ restait aban-donné; les habitants de certaines paroisses se réunis-saient pour payer des gardes-biches, pour entourer leurterritoire, de palissades, et même de murs, comme nousl’avons dit au chapitre premier; tout cela était fort oné-reux, et la population des villages riverains de la forêtdiminuait plutôt qu’elle n’augmentait. Lé lapin fut lepremier pour lequel une certaine satisfaction fut donnéeaux réclamations, qui devenaient de plus en plus vives :un arrêt du Conseil, du 6 janvier 1776, permit aux pro-priétaires de détruire, eux-mêmes, ces animaux, d’unemanière permanente, dans les bois d’une contenanceinférieure à cent arpents, et partout ailleurs, même dansles bois du roi, après s’être muni d'un certificat de l’in-tendant, constatant que des dommages avaient eu lieu ;le produit de la chasse devait être remis aux gardes dela capitainerie ; mais tant de restrictions furent apportéesà cette autorisation, il fallut remplir un tel nombre deformalités pour en jouir, que l’arrêt' était à peu prèsinapplicable. En 1789, le 21 mars, l’Assemblée des troisordres des baillages de Melun et Moret crut devoir faireparvenir au roi un Mémoire spécial, pour demander ladiminution du gibier, en général, et la destruction totaledes lapins. M. de Montmorin, capitaine des chasses, àFontainebleau, faisait partie de l’Assemblée; ses collègues,craignant qu’il ne vit une personnalité dans cette résolu-tion, étaientfort embarrassés; enfin un jour il s'absenta;aussitôt, on rédigea et envoya, séance tenante, le Mé-moire en question; à son retour, M. de Montmorin apprit