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» l’entretien des murs et treillages ruinent les paroisses;» les frais en montent, dans certaines, telles que celle ded Chailly et autres, de 20,000 à 00,000 livres. Les habi-» tants sont obligés de faire garder, pour éloigner les» fauves pendant la nuit ; d'après calcul fait, les gages» qu’on donne à ces gardes ion t un état de dix mille» livres. Les gardes enlèvent les épines dans les champs» de leurs ennemis, et leur dressent, le lendemain, des» procès-verbaux’. Les gardes se livrent, d’ailleurs, à» d’autres concussions; exemple : les habitants de La» Chapelle-Gauthier prirent des fusils pour accompagner» le Saint-Sacrement, le jour de la Fête-Dieu; ils furent» attaqués par les gardes ; l’un d’eux a été assigné, et» condamné par le tribunal de la capitainerie, à dix» écus d’amende. Les officiers vendent le droit de chasse» à diverses personnes, sur des terres où, faute de» chemins, le roi ne peut jamais aller chasser de Fontai» nebleau, savoir : Courauce, Milly, Yillecerf, qui sont» inabordables aux voitures et aux chevaux. »
Une loi, du 11 août 1789, complétée par une autre, du.30 avril suivant, supprima les capitaineries, qui n’étaientplus qu’au nombre de huit, déclara que chacun avait ledroit de chasser chez soi, et recommanda au roi degracier ceux qui étaient aux galères, bannis ou en prison,pour contravention aux anciens règlements. Toute tracedu passé ne fut pas effacée, et un paragraphe de lanouvelle loi attribua, exclusivement, au souverain lachasse sur les enclaves particulières situées au milieu desforêts dont la jouissance lui était abandonnée ; les pro-priétaires des districts de Melun et de Nemours envoyè-rent une pétition à l’Assemblée constituante contre cetterestriction au droit commun, si récemment proclamé. A lamême époque, pendant l’été de 1790, les officiers des équi-pages du roi ayant poursuivi, aux environs de Fontaine-bleau* des cerfs à travers des grains en maturité, étayantfoulé des vignes, aux pieds de leurs chevaux, il fut porté