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Histoire de la forêt de Fontainebleau / par Paul Domet
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Nous renverrons aux Traités spéciaux les personnesdésireuses de connaître les détails d’un art qui n’a, dureste, pas beaucoup progressé depuis une cinquantained’années, et nous indiquerons, seulement, quelques faitsparticuliers à la faisanderie de Fontainebleau: celle-ci,où la ponte était, en général, plus précoce de quelquesjours que dans tous les autres établissements de cegenre, des environs de Paris, a toujours été réputée pourla bonne réussite de ses élèves ; il est difficile de préciserles causes du succès ; nous pensons qu’on doit en voirl’une des principales dans la légèreté du sol, à travers lesprofondes assises duquel les détritus de tous ces êtres,agglomérés sur le même point, s’infiltraient et disparais-saient, sans rien laisser, dans les couches supérieures,qui pût vicier l’air que respiraient les jeunes oiseaux.Sous la Itestauratiou, on obtenait, généralement, septéclosions sur dix œufs mis en incubation, et il restait, au1 er septembre, huit sur dix des faisandeaux venus aumonde; il fallait donc, pour avoir, sur les tirés, troismille de ceux-ci à l’ouverture de la chasse, faire couverde cinq mille trois cents à cinq mille quatre cents œufs ;mais on en mettait un plus grand nombre sous les poules,jusqu’à huit et neuf mille, car Fontainebleau a, de touttemps, fourni plus ou moins de faisans aux autres forêtsde la Couronne : Compiègne, Saint-Germain, etc. SousNapoléon III, la proportion des pertes n’était plus que dedeux dixièmes pour les œu£s, et un dixième pour les pe-tits, de sorte qu’il suffisait de quatre mille cent à quatremille deux cents œufs, pour obtenir trois mille faisans ;c’était là le chiffre adopté au commencement ; plus tard,on mit, chaque année, au moins six mille œufs en incu-bation. Le résultat meilleur auquel on était arrivé te-nait, peut-être, à des soins mieux entendus, mais surtout,selon nous : premièrement, à ce qu’on ne donnait plus quequatre poules à chaque coq, au lieu de cinq et mèmè six,comme on le faisait autrefois ; secondement, à une dimi-