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Paris en 1380 : plans de restitution ; histoire générale de Paris / par H. Legrand
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PARIS EN 1380.

O. Saint-Hippolyte, église (0 ( Paris et ses Histor. p. 221).

P. Saint-Marcel, collégiale, et son cloître ® (ibid. p. 221).

Q. Saint-Martin, chapelle (ibid. p. 221).

R. Le Séjour d’Orléans®.

S. Saint-Médard , église® (ibid. p. 221).

sente le triomphe de la Vierge, et passe pour êtrel’œuvre de Mignard.

(1) Cette église, fort ancienne, était primitive-ment une chapelle, dépendant de la collégiale deSaint-Marcel, qui en était voisine. Elle fut érigéeen paroisse, au milieu du xii' siècle, et agrandiependant le cours du xnT. Aujourd’hui, elle est dé-truite entièrement ; il en restait encore des vestigesassez considérables au moment de la démolition.On y a trouvé des caveaux funéraires, avec des sé-pultures d’évêques. Elle était située dans l’îlot formépar les rues Saint-Hippolyte, Pierre-Assis, des Mar-mousets et les maisons de la rue des Gobelins. Uncimetière était compris dans son enclos.

(2> Celte église collégiale est certainement l’unedes premières chapelles que les chrétiens élevèrentsur le sol parisien. Nous parlons ici non-seulementde l’érection de cette chapelle comme sanctuaire,mais encore de l’édifice en lui-même. On sait bienqu’il dut êLre plusieurs fois reconstruit, et l’on ades preuves que la partie la plus ancienne, leporche, sous le clocher bâti plus tard, ne pour-rait pas être attribuée à une époque postérieureau vin' siècle. L’édifice qui existait en ce lieu, vers1 38o, était assurément le bâtiment dont les vestigesviennent d’être découverts, il y a peu de temps,dans les démolitions de la rue Moufiètard et du bou-levard Saint-Marcel. Nous n’avons pas besoin d’en-trer dans des détails étrangers à notre sujet, poursavoir si la chapelle existait avant la mort de saintMarcel, ou si elle fut bâtie sur son tombeau ; nousdirons seulement qu’on a les preuves les plus con-vaincantes que tout ce quartier, et notamment leterrain appelé la place de la Collégiale , avait étédestiné à un cimetière, depuis les temps de la do-mination romaine. Le bourg Saint-Marcel se formaautour de cette nécropole. Le cloître de Saint Mar-cel , où demeuraient les chanoines qui desservaientcette église, la place entre les deux églises, la cha-pelle Saint-Martin, située de l’autre côté de laplace du cloître, avec des logements au pourtour,et des granges et bâtiments de service, formaientce noyau du bourg Saint-Marcel. On entrait dans lecloître par la rue Moufiètard et par la rue des Francs-

Bourgeois, où se trouvait une porte nommée de laBarre.

A cette époque, et dans la rue de la Reine-Blanche,qui faisait la ceinture méridionale du cloître Saint-Marcel, on remarquait plusieurs hôtels remontanttrès-probablement au xiiT siècle, mais dont certainesparties avaient été remaniées au xv e . Dans la ruedes Hauts-Fossés-Saint-Marcel, ainsi nommée desfossés qui entouraient les fortifications faites de cecôté, on voyait encore, au siècle dernier, des vestigesde tours et de portes. Il est donc certain que ce quar-tier, après avoir servi de grand cimetière à la rivegauche de Paris , se peupla et devint un faubourgde plaisance, pour les princes et les seigneurs de lacour. Il florissait surtout aux xiv° et xv c siècles,époque où il était couvert d’hôtels et de jardins.

l3) Le Séjour d’Orléans fut créé par Louis deFrance , durant le xii" siècle. Le territoire s’appelait,en général, Riche-Bourg (in divile burgo) , et le fief,ou la maison, avec ses diverses dépendances, occu-pait tout le terrain, depuis le cimetière Saint-Mé-dard, la rue Censier et la Bièvre, jusqu’à la rueMoufiètard; il remontait, de là, au Fer-à-Moulinjusqu’à l’hôtel de Clamart , qui en dépendait; puisle circuit se fermait par la rue d’Orléans. — Lamaison avait appartenu, sous le nom d'hôtel desCarneaux, à Jean de Maucouseil, puis à Miles deDormans, qui la possédait en i38o. Ainsi, à cetteépoque, cette vaste propriété était composée detrois parties : l’hôtel des Carneaux, l’hôtel de Dor-mons, nommé depuis hôtel de Clamart , et les mai-sons vers le bas de la rue Moufiètard, près de laBièvre. — Tout ce terrain est traversé maintenantpar la rue Monge, que l’on vient d’ouvrir.

m L’église Saint-Médard est très-ancienne; elleétait la paroisse d’un bourg qui portait ce nom, etqui couvrait le versant méridional de la montagnede Sainte-Geneviève, près de la Bièvre et en facedu bourg Saint-Marcel qu’elle en séparait. Cesbourgs, florissants peut-être sous la dominationromaine, restèrent, pendant la plus grande partiedu moyen âge, comme abandonnés; mais ils re-prirent quelque activité quand les seigneurs vin-rent s’y fixer, et que Ton contraignit les tanneries