Band 
[Première partie.]
Seite
14
JPEG-Download
 

J 4 DISCOURS

bonheur de l’autre vie ; que le petit-fils désirant, pour en jouir aussi, de quittercelle d’ici-bas, l’ayeul l’en dissuada en lui prédisant sa gloire future ; et qu’alors il vitparoître Paul-Emile , qui lui fit voir la grandeur des cieux, la petitesse relativede la terre et des étoiles qu’on ne peut appercevoir d’ici, et enfin les planètes, letout renfermé dans le grand cercle extérieur qui, comme un Dieu, les maîtrise et lesentraîne dans son mouvement, pendant qu’ils marchent simultanément en senscontraire, et qu’ils produisent des accords parfaits dont l’habitude nous dérobela sensation, mais que nous imitons par les cordes des instrumens de musique,mises en vibration. 33

(1) Macrobe a fait sur cette fiction du songe de Scipion , une longue paraphrasephilosophique où il examine sérieusement si ce songe fut un phantôme , ou non jet il décide gravement qn’il renferme les cinq espèces : l’oracle , la vision , lerêve, la généralité , la particularité j et bien plus encore l’intérêt public de Rome,puisque la ruine de Carthage y est prédite. Telles étoient la philosophie et lareligion des payens.

(2) Aristote, danssonsecond livre du ciel, a victorieusement réfuté cette opinion ,que X 3 la ton ayoit embrassée, avec toute son école} et il n’est pas étonnant queProclus , platonicien outré , se trouve sur ce sujet d’un autre avis que Simplicius,partisan déclaré d’Aristote : l’animosité qui divisoit ces deux sectes dans la Grèce ,passa enitalie avec leurs sectateurs, et l’on vit le Péripatéticien Bessarion etl’Académiste George de Trébizonde, se poursuivre avec autant d’acharnementque les Guelfes et les Gibelins.

Bouillaud dit, que Ptolémée avoit consacré cette inscription au Dieu Sauveur,et il prouve dans ses notes sur ce monument, que ce Dieu étoit Sérapis, di-vinité égyptienne adorée à Canope , faubourg d’Alexandrie. Ptolémée demeurantà Canope, aura probablement inscrit ces résultats de ses calculs sur cette co-lonne qui est encore debout.

Abdallatif, autre auteur arabe des 12 e et i 3 e siècles, dit, en parlant de cette

portione dislinctis, impuisu et motu ipsorum orbium çonficitur , qui acuta eum gravibits tempe -rans varias œquabiliter concentus ejjicit.... septem efficiunt distinctos inleivallis sonos, qui numerusrerum orujùnm Jet é modus est Hoc sonitu oppletœ aures hominum obsurd“.'= runt > etc.

Somn. Scip. frag.

(1) Tn cœlo autem constat nihil tumultarium provenirc, sed univcrsa illic divinis legibus et rata

ratione procedere , ex hac inexpugnabili ratione collectum est musicos sonos de. sphœrarum cce-lestium conversione procedere : quia et sonttm ex motufieri necesse ; et ratio quoe divinis inest,fit sono causa modulaminis. Hoc Pythagoras primiis omnium graïœ gentis honiinum mente con-cepit. Et intellexit quidem compositum quiddam de sphœris sonare , propter necessitalem rationisquœ à cœlestibus non recedit. Macrob. de S. Scip. L. u.

(2) Qxvepov tfe ex toutwv oti xat ro tpavea yivsScu fepofievav «pfjio,viav ùç (TUfiywy&Jv yivop-evayn tmv ij/Ofav ,xo/r^cuj jiev etpxrxi xca nepiTruc vko tm» enrovteov. Ou p.r,v ovruye e%ei ro aX»j 0 Sf. . . . x. t. >.