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de Ptolémée. «Le saint concile de Nicée, dit Saint-Cyrille, dans le prologuede son Cycle, ordonna que se trouvant une église chrétienne dans la villed’Alexandrie, célèbre par ses connoissances en astronomie, cette église feroitsavoir à toutes les autres le jour avant les calendes ou les ides, et la lune oùla fête de Pâque devra être célébrée (i). » Amrnien Marcellin dit la même choseen d’autres termes, dans son Traité de l’état florissant des études à Alexan-drie (2). De même que chez nous, le commencement de l’année, ainsi quenous le voyons dans T Art de vérifier les Dates, varia en différons temps, dusolstice d’hiver à l’équinoxe du printemps, d’où il est revenu actuellement aupremier janvier, quelques jours après ce solstice, il passa alors du solsticed’hiver à l’équinoxe du printemps ; et c’est de là que l’église romaine, pourse conformer au décret du concile, a fait prévaloir en Occident, comme enOrient, dans le moyen âge , l’usage d’ouvrir l’année en mars à l’équinoxedu printemps, c’est-à-dire à Pâque, au lieu de celui des romains quiétoit de l’ouvrir avec janvier au solstice d’hiver. Les deux calendriers queje produis en sont la preuve et en expliquent la raison. Le premier commencel’année à janvier, parce qu’il précédoit l’époque du concile ; l’autre commencel’année en mars , parce qu’il a été dressé sur le plan de celui d’Alexandrie,conformément au décret du concile, et basé sur l’Hémérologe de Ptolémée.Voilà pourquoi ces deux calendriers, absolument semblables dans tout le restepour la correspondance des mois grecs, romains et alexandrins, ne diffèrentque dans ce seul point.
Le calendrier comparé de six peuples, qui se voit à la page 1 a de la pré-sente Dissertation, contenant les mois des hébreux avec leurs relations auxmois des cinq autres de ces peuples, il ne sera pas hors de propos de re-chercher dans la Dissertation suivante, les variations qu’ils ont pu subir, enquels temps elles se sont opérées, les rapports actuels du calendrier judaïqueau nôtre, et enfin de montrer par un précis historique de ce calendrier ,que les Israélites , qui n’empruntèrent jamais rien des autres nations, l’ontpourtant réformé sur l’Hémérologe de Ptolémée.
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(1) Ap. Petav. in Doctr. temp. pag. 882.
( 2 ) Amm. Marcell. L. xxii, pag. et L. xxy, pag. 355, de Com.