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Phocis, dans le présent mois que nous nommons loüs , les Athéniens boëdromion, etles Corinthiens panemus. Nous voyons tout d’un coup par là que les mois des Macé-doniens, ainsi que ceux des Athéniens et des Corinthiens ont dû être lunaires, parceque loüs, boëdromion et panemus sont mis en parallèle ensemble comme s’accordantparfaitement, et que le loüs des Macédoniens répond oit au boëdromion des Athéniens ,et par conséquent le dæsius des premiers a l’hecatombæon des derniers. Par conséquentAlexandre mourut dans le premier mois de l’année attique, immédiatement après lesjeux olympiques, qui se célébroient, comme on sait, vers la pleine lune d’hécatom-bseon. On faisoit encore alors usage à Athènes du cycle de Méton. Si peut-être ledæsius de la première année de l’olympiade i i/j , concourait parallèlement avec héca-tombæon, il s’ensuivroit que ce roi seroit mort le 20 ou le 22 août de l’an 324 avantla naissance de Jésus-Christ, selon que nous mettrions sa mort au 28 dæsius, avec lesjournaux de sa vie, ou au 3 o de ce mois, avec Aristobule.
Un passage de Diodore nous conduit à la même conclusion. Cet historien raconteqUAlexandre, peu de temps avant sa mort, ( 3 p^x st Xp 0V V ftpmepov t ëXeviYiç ,, avoit.résolu de laisser les bannis retourner dans leur patrie. Et comme alors la célébrationde ces jeux étoit prochaine, imoyvm ovtwv tcov olvamm, il avoit envoyé Nicanor enGrece, avec une lettre qu’un héraut lut en public, et dont les bannis, qui s’y trou-voient rassemblés au nombre de plus de vingt mille, entendirent la lecture avec destransports infinis de joie. Il ne peut être ici question d’autres jeux que de ceux quicommencèrent la 1 i4 e olympiade, comme je le démontrerai évidemment plus bas.L’ensemble du discours prouve qu’Alexandre vivoit encore lors de ces jeux, ou que dumoins la nouvelle de sa mort n’étoit pas encore parvenue en Grèce ; et Eusèbe assurequ’il mourut bientôt après., puisqu’il place sa mort au commencement de la 114 eolympiade.
Clément d’Alexandrie nous a conservé un passage important pour la supputation destemps, tiré des œuvres chronologiques d’Eratosthène. On y voit les intervalles dequelques faits principaux de l’histoire grecque, calculés comme il suit :
Depuis la prise de Troie jusqu’au retour des Héraclides.80 ans.
Depuis ce retour jusqu’à la fondation de l’Ionie.60
Ensuite jusqu’à la fin de la tutèle de Lycurgue.159
Jusqu’à l’année de la première olympiade.. 108
Jusqu’au passage de l’Hellespont par Xerxes.’ .. 29 y
Jusqu’au commencement de la guerre du Péloponnèse. ..... .48
Jusqu’à l’entière défaite des Athéniens. 27
Jusqu’à la bataille de Leuctres..
Jusqu’à la mort de Philippe..
Jusqu’à la mort d’Alexandre... I2
En partant comme d’un point fixe, de l’année avant la première olympiade, qui, de
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