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Seconde partie.
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VIII
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INTRODUCTION.

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table pleine lune pascale qui ne devoit jamais précéder l’équinoxe duprintemps, jettoit perpétuellement dans un embarras de calculs d’où ils nepouvoient se tirer, les calculateurs chrétiens peu versés dans l’astronomie.C’est ce qui détermina le concile de Nicée à charger l’Évéque d’Alexandriede consulter sur le vrai jour de l’équinoxe, les astronomes de cette ville,qui le déterminoient en chaque année, par la vue du passage de l’ombrede la demi - circonférence convexe de la grande armille de l’équateur surla demi-circonférence concave de cette armille lors du passage du soleilde la partie australe de larmille de 1 écliptique à sa partie boréale, aux pointsd’intersection de ces deux armilles ou grands cercles de cuivre posés inva-riablement devant l’entrée du portique de l’Académie d’Alexandrie. *

Entre les Chrétiens même, ceux des différentes Églises n’étoient pasd’accord sur le jour de la célébration de la fête de .Pâques. ** « La coutumede Rome, d’Alexandrie en Egypte, et de tout l’Occident, étoit de célébrerla fête de Pâques toujours le dimanche; mais les Églises d’Asie la célé-broient le quatorzième de la lune, quel que fût le jour de la semaine auquelil tomboit. S. Polycarpe, Évêque de Smyrne, alla à Rome l’an i 58 de l’èrechrétienne, pour conférer de cette question avec le Pape Anicet. Ils con-vinrent de garder la coutume chacun de son église, en sorte que S. Anicetdemeura Alexandrin ; et S. Polycarpe, quartodéciman, sans cesser pourcela de vivre et de communiquer ensemble, en parfaite charité et union,puisque S. Anicet fit l’honneur à S. Polycarpe de lui céder la consécrationde l’Eucharistie. Ils se séparèrent en paix , et cette paix étoit commune àtoutes les Églises , tant à celles qui célébroient la Pâque le quatorzièmejour, qu’aux autres.

« Cette question se renouvella quelques années après, en l’an 196. Leséglises d’Asie persistoient à faire la Pâque lé même jour qu’il avoit été pres-crit aux Juifs d’immoler l’Agneau Pascal, c’est-à-dire le quatorzième de lalune du premier mois qui étoit celui du printemps. Mais les autres Églises

** Fleury, Hist. Eccl. 1 . v. 4°.

* Voyez ma Lrad. de Pto’eruée , L. III.