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Seconde partie.
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heures 48 minutes, qui se tcrminoient toujours du 21 mars d’une année so-laire au 21 mars de l’année suivante.

La lune achevant sa révolution pour se retrouver en conjonction entre lesoleil et la terre, en 29 jours et demi et un peu plus, pendant lesquels elleparcourt 36o degrés et plus pour atteindre le soleil en un mois, il s’ensuitqu’elle parcourt en chaque jour i3 degrés et un quart environ de degré,pendant que le soleil par son mouvement apparent, ou plutôt la terre parson mouvement vrai autour de cet astre , ne parcourt qu’un peu plus de 59minutes de degré, puisqu’il lui faut 365 jours pour faire une année solairecommune, savoir onze jours de plus qu’à l’année lunaire qui s’achève en 354jours, distribués sur 12 mois lunaires de 29 4 jours chacun.

La difficulté d’accorder ces calculs qui demandent une connoissanceprofonde de l’astronomie, lit substituer aux prostaphérèses (quantités àajouter ou à soustraire suivant les résultats des formules analytiques) lesEpactes, qui sont le nombre des jours de la lune au commencement dechaque année , ce qui fait aisément trouver le quatorzième jour de son âge ;et c’est la raison pour laquelle on regarde comme première lunaison d’uneannée, celle qui est commencée et non terminée à la fin de l’année immé-diatement précédente ; et par conséquent, comme étant la vraie lune pascale,celle qui est commencée et dont le quatorzième jour suit l’équinoxe du prin-temps ; et de même que quand une lunaison se termine un 3i décembre,le 1 janvier suivant n’a pas d’épacte, celle du 2 étant 1, de même aussil’épacte du 14 e jour de la lune tombant au 2 d’un mois se rapporte aulendemain 3.

Quel que soit le jour que l’Eglise désigne en chaque année pour la célébra-tion de la fête de Pâques, soit d’après le calcul des Epactes, soit cl’après lecalcul astronomique, son autorité suffit pour le rendre obligatoire à tous lesfidèles, parce qu’il ne s’agit, dans le choix de ce jour, que d’une règle de dis-cipline , et non d’un article de foi.

Nous voyons dans l’Art de vérifier les Dates, que la comparaison desepactes ordinaires et des epactes calculées, de 25 années, donne pour moyenterme de la différence entre ces deux sortes d’épactes, 2 jours 23 minutes.

Or le mouvement diurne moyen * de la lune en longitude s’accélère de 11minutes par siècle, ce qui donne 3 degrés, à très-peu près, depuis Ptolemée;mais ces 3 degrés sont parcourus, depuis cette époque, en 5 heures et quel-ques minutes, dont l’épacle ordinaire est en retard sur l’épacte calculée, plusconforme à la date astronomique de la pleine lune pascale le 3 avril à 6 heures.82 minutes du matin, telle qu’elle est marquée dans l’Annuaire et dans la

* Laplace el'Delambre, p. 33 1 .