PREAMBULE.
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d’Antiochus II qui a commencé son règne 4 ans ayant Philadelphe, la 480 °année de Nabonassar. C’est donc la 15' d’Antiochus I, qui en tout a régné20 ans ; ainsi Bérose a été contemporain d’Alexandre, comme l’atteste Tatien,et d’Antiochus I, mais non d’Antiochus II, comme le dit Eusèbe ; car lesecond a commencé l’an 485 de Nabonassar. Bérose est donc le premier au-teur de ce Canon , et il en a fait sans doute la première partie depuis Nabo-;nassar jusqu’à la mort d’Alexandre, pour l’Asie. Hipparque et les autresAstronomes l’auront adopté , parce qu’il étoit commode pour la pratiquede l’Astronomie. Et Ptolémée l’aura continuée ensuite pour l’Egypte sur lemême plan , en commençant la seconde partie depuis la mort d’Alexan-dre, et en la composant des Rois d’Egypte.
Bainbridge * dit que Ptolemée commençoit le jour à midi contre l’usagedes Egyptiens, pour faire un point fixe au méridien diurne, ou midi, etéviter de rapporter le minuit sur le méridien nocturne à des jours l’unfinissant, l’autre commençant; (ce qu’il fait pourtant presque toujours dansson Almageste en parlant des éclipses). Bainbridge ajoute que les Astro-nomes postérieurs à Ptolemée, tels que Théon dans ce Fragment, l’ont imité.
Nous ne voulons parler et nous servir duCanon ou Table, qu’autant qu’il arapport aux observations de Ptolemée. Nous ne dirons rien de l’usagequ’en faisoient les Chrétiens des premiers Siècles pour calculer et réglerles retours de la fête de Pâques, sinon que c’est pour cela qu’il a été continuéaprès Ptolemée par les prêtres chargés de régler le Calendrier dans l’EgliseGrecque ; et c’est une raison de croire que nous en devons aux prêtres laconservation. Au jugement de Bainbridge tout ce qui, dans le Canon, précèdele temps de Ptolemée , qui écrivoit sous Antoninus Pius, a plus d’autoritéque ce qui le suit, à cause de l’Astronomie qui étant sous lui fort cultivéefournissoit aux Astronomes des dates et des époques sûres pour régler lesannées. Mais après lui, l’étude de l’Astronomie tombant par l’effet destroubles, politiques de l’orient et de l’occident, le Collège Astronomiqued’Alexandrie fut négligé. Cependant Théon y enseignoit encore , 234 ansaprès Ptolemée. Les Astronomes d’Alexandrie entre Ptolemée et Théon ontsans doute rempli l’intervalle d’Antonin à Dioclétien. Le Concile deNicée en3a5 a chargé l’Evêque d’Alexandrie de faire régler le Calendrier ecclésiastique
* Ad Spli. Pi’ocli.