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Seconde partie.
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TABLE PASCALE.

Suivant cette table, le nombre d’or ou cycle lunaire de l’an 1825, étant2, et le cycle solaire étant 14, la Pâque légale tomberoit du 20 au 3 o mars.Mais l’épacte de mars étant 12, ne feroit arriver la Pâque que du 4 au 5avril, sous le cycle solaire i4> et dans l’an ou cycle lunaire 9 du nombred’or, et ce 5 avril ne seroit pas un dimanche ; car la lettre dominicale de1825 est B, c’est-à-dire que le premier dimanche de l’an 1825 a été le 2janvier. Comme B désigne tous les dimanches de cette année, il désignepar conséquent aussi le premier dimanche d’avril qui tomberoit au 3 de cemois et non au 5 .

A cette occasion, je dirai que les lettres grecques qui sont des chiffres et encercle dans le médaillon de l’image de S. Hippolyte, imprimée en tête de cesupplément, indiquent les 7 cycles des 16 années marquées au centre parri , pour former son grand cycle de 112 ans, également divisibles par i4 et8,28 et 4 ,56 et 2. Ce qui signifie qu’en 112 ans, Pâques ne s’écarte pas d’unjour, de celui où il étoit venu 112 ans auparavant ; mais en 56 ans , il s’enécarte de 2 jours ; en 28, de 4; en 14, de 8 ; et en 7, de 16.

Ainsi, suivant la table de S. Hippolyte, Pâques et la lettre dominicale dela première des 112 années de son cycle, reviendroient au même jourdu même mois de la 1 i 3 e année ou première du cycle suivant; ce qui toute-fois n’est pas vrai, à cause des jours de la précession qui, n’étant pas sup-primés, troublent l’ordre des nouvelles et pleines Lunes pascales relati-vement à l’équinoxe du printems.

Le même défaut se retrouve, et pour la même cause, dans la table pas-cale de Nicéphore Grégoras, rapportée aussi par le P. Pétau dans sonUranologion, p. 383 .

Nous avons les noms et les ouvrages de bien des auteurs ecclésiastiques,tant grecs que latins, anciens et modernes, qui tous ont construit des cyclesrelatifs à la fêle de Pâques , sans jamais être arrivés juste au but. Enlin lesfrères Lilio, italiens , médecin et mathématicien, depuis les cardinauxd’Ailly et Cusa, après bien des tentatives auprès des conciles de Bâle et deConstance, et le jésuite Clavius, y sont parvenus par des calculs qui sontla base de la réforme établie pour le calendrier actuel par le Pape GrégoireXM en i582.