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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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viij P R É F ACE.

tle l'érudition, lorigine des noms des signes du zodiaque, et la solution des questionsde cette nature sur des objets la superstition et la raison des localités et des tra-vaux de lagriculture ont eu autant ou même plus de part que létude du ciel.

Renaudot prétend que lastronomie des Grecs (*) ne doit rien à celle des autresnations. Il veut sans doute parler de leurs méthodes, car il est*impossible de croirequelle nait pas sa source dans celle des Chaldéens, dont nous voyons que Ptolémée em-prunte des observations quil adapte à ses calculs. Les Grecs se sont créé des méthodesqui nappartiennent quà eux ; mais les élémens de la science leur ont été fournis parles Phéniciens qui ont porté dans la Grèce les premières connoissances astronomiquesque les Égyptiens tenoient, comme les Syriens, despremiers observateurs quirésidoientà Babylone. La préférence que Ptolémée donne aux observations des Chaldéens quilcite fréquemment, sur celles des Égyptiens dont il nen rapporte aucune, prouvesuffisamment que si lastronomie grecque doit quelque chose à lÉgypte, elle a reçuplus de fables que de vérités des prêtres égyptiens, les seuls hommes de cette contréequi fissent de lastronomie lobjet de leurs recherches. Car en la voilant sous des em-blèmes mystiques qui la rendoient inaccessible à tout autre quà eux-mêmes, ils enavoient fait une science occulte dont les secrets nétoient révélés quaux initiés; eten la soumettant au respect ordonné par la politique du gouvernement pour les opi-nions anciennement admises, ils retardoient ses progrès, comme ils lempèchoient dese perfectionner, en consacrant par le sceau de la religion les erreurs et les préjugésqui avoient présidé à sa naissance.

* Le premier âge de lastronomie grecque, infecté du vice de son origine, est telle-ment rempli derreurs, dincertitudes et de contradictions, quil ne mérite pas den-trer dans les préliminaires dun ouvrage dont le but est de donner pour fondemensà la science, les faits des observations et les calculs de la géométrie. Sur ce principe,lastronomie ne commence véritablement à se montrer avec honneur dans la Grèce,quà lépoque Thalès sélevant au-dessus des idées vulgaires, traça à ses successeursla route quils dévoient suivre. à Milet vers le milieu du septième siècle avantnotre ère, il ne put, dit Costard (**)après Gassendi, prédire léclijise quHérodote rap-porte qu il annonça aux Ioniens, que par le moyen du Saros quil apprit sans douteà connoître, dans ses voyages.

Le Saros étoit une période chaldaïque dont Pline fait mention, et qui est de aa3lunaisons suivant Ilalley, après lesquelles reviennent en 18 ans et onze jours, leséclipses et les autres phénomènes du mouvement de la lune, dans les mêmes circons-tances de distances au soleil et à lapogée. «Ce nest, dit Costard (***), qu e I e cycleintroduit dans 1 usage civil, 43 1 ans avant J.-C. par Méton; et une preuve que Thalès laconnu avant Méton, c est qu Anaxagore a prédit par ce même moyen la grande éclipsede soleil qui, au rapport de Ihucydide, arriva dans la première année de la guerredu Péloponnèse ».

On pourroit objecter que Thalès a pu avoir connoissance des plus anciennes

Mé/n. de T Acad, des Inscriptions , tom. 2 . (*") History of astronomy, (***) Ibid.