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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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PRÉFACE.

Il existoit cependant dantres observations failes à Babylone beaucoup plus ancien-nement, puisque Simplicius dit que celles qui furent envoyées par Callisthène àAristote, remontoient à environ 2000 ans avant Alexandre. Je lavoue, mais aussiSimplicius assure quelles ne furent connues en Grèce, que sous le règne dAlexandre.Les périodes chaldaïques qui étoient les résultats de ces observations ont été portéesdans la Grèce, avant les observations sur lesquelles elles étoient fondées ;on nen peutpas douter daprès cette période de 19 ans dont Thalès lit usage. Les philosophes grecsqui, à son exemple, voyagèrent pour sinstruire (*), rapportèrent également despériodes quils essayèrent d'adapter au calcul des temps. Ce fut ainsi que Pytbagore ,qui voyagea après Thalès, apprit à connoître en Chaldée, la fameuse période de Cooans par laquelle il voulut sans doute corriger lannée trop courte des Égyptiens.« Celte période chaldéenne est lune des plus belles qui aient encore été inventées **),car supposant le mois lunaire de 29 jours 12 heures [\t\ 3 ", on trouve que 2191464jours font 7/(2 r mois lunaires, et 600 années solaires chacune de 305 jours 5 heures5 i 36 // », Josephe lémoigne que cette période nétoit pas inconnue aux Juifs, quoi-quil nen fissent pas usage, ne se servant que de lannée lunaire de 354 jours, auxquelsils en ajoutoient 29 tous les 3 ans. Tes Phéniciens leurs voisins qui avoient puisé à lamême source , connurent vraisemblablement aussi cette période, et ont la trans-mettreen Grèce elle fut aussi peu mise en pratique quen Judée. Soit que Pytbagorene lait connue quen Chaldée,ou quil lait prise en Grèce ou dans la Phénicie, cefut toujours avant la transmission des observations chaldéennes dans la Grèce, quilreçut la connoissance de cette période ; mais elle le fil tomber dans un excès contraireà lerreur des Egyptiens. Car l'année de ceux ci nayant que 305 jours , son commen-cement parcouroit toutes les saisons de lannée, pendant un espace de i40oans, queles Egyptiensappelloient année Sothiaqueou grande année caniculaire. Pytbagore lutbien loin de la fixer en lui donnant plus de 305 jours un quart, puisquelle a moins. Ilfallut donc avoir recours à dautres combinaisons.

Lastronomie neseroit quune science inutile autant que pénible, si elle ne servoitpas aux besoins de la société. Un des premiers et des plus urgens, cest la mesure dutemps et la détermination de la longueur de lannée, pour les affaires civiles et lestravaux de lagriculture propres à chaque saison Dès le temps de Solon , on avoitremarqué que douze mois lunaires ramenoient à peu près la meme saison duneannée à lautre. Mais au bout de plusieurs années , on y trouveroit bien dumécompte, et cest en quoi les Grecs sétoient bien trompés; car les peuples ancienscomptoient leurs années par lunes, et Solon, Goo ans av. J-C, donnoit 3 o joursau mois lunaire. Mais 12 mois lunaires de 3 o jours chacun ne donnant pas les3 G 5 ^ jours de lannée solaire, on imagina la diétcride, ou période de deux an-nées, lune de 12 mois, lautre de i3, qui ajoutoient 19 7 j ours ( ^ e trop à deuxannées solaires. La triétéride ayant 14 4 jours de plus que 37 mois lunaires, onétablit la tétraétéride de i4Gi jours entiers pour 4 années solaires, et de i 47 ° jourspour 49 uiois lunaires de 3 o jours dont un étoit intercalé. Ainsi les quatre années

(**) Caasini, ibid.

(*) Diog. Lciert,