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préface.
utiles à ses lecteurs, que propres à embellir son ouvrage. Je ne comprends pas sousce nom d’accessoires , les figures géométriques que j ai répandues dans le texte auxendroits convenables ; car elles sont de l’auteur, et de toute nécessité. Je ne pouvoispas me dispenser de les joindre au texte telles qu il les décrit. Elles sont d une gran-deur proportionnée à celle du volume, les cercles y sont de 6 lignes de rayon, quirépondent aux 60 parties égales de Ptolémée. Et si quelquefois on a forcé les arcs enles faisant plus grands, peut-être, qu’ils ne doivent être dans les descriptions des hy-pothèses , c’est pour les rendre plus sensibles, surtout quand il s y trouve meles depetits arcs qui ne paroîtroient pas si toutes les proportions étoient bien gardéesentr’elles.
Le premier objet d’embellissement est une médaille de l’empereur Antonin I, avecson revers, qui est comme le cachet du temps où Ptolémée a composé son grand ou-vrage , puisqu’il réduit au règne de ce prince, les dates des anciennes observations ,et son catalogue des étoiles. Elle se voit au cabinet de la bibliothèque de Paris. Je l’aifait graver en tête de ce premier volume ,parcequ’on doit faire honneur aux souverains^de ce qui s’opère de louable et d’utile dans le cours de leur règne, surtout dans lessciences qui ne fleurissent que par la protection des gouvernements. (*) Nous lisonsdans Tillemont, qu’Antonin accorda des privilèges et des pensions dans toutes lesprovinces, aux philosophes, titre que Suidas donne à Ptolémée. (**) Maffei, dans ladescription de cette médaille , n’a pas assez insisté sur le globe qu’on voit au revers,soutenu par un atlas parfaitement semblable au globe de marbre du palais Farnése,dont je vais parler, et que je représente dans le second volume. La médaille montrele même genou à terre, les bras étendus de la même manière, et la même postureen tout, que celle de l’atlas de ce marbre. On ne peut donc pas douter que l’unet l’autre monument ne se rapportent au même prince, et qu’ils ne soient du mêmetemps comme je le prouverai dans des notes particulières où je montrerai quelui» fait allusion à l’autre. En attendant les descriptions que Bentley et Passeriont publiées de ce globe, il suffit ici de le faire connoître par les témoignagessuivait s de Lalande et de Bianchini. « Ce globe est très-remarquable par son anti-quité ; c’est le seul monument astronomique où l’on ait trouvé les constellationsà la manière des anciens : M. Bianchini a fait graver ce globe avec un commen-taire intéressant (***). «Quoique remarqué de peu de personnes, c’est un des monu-mens de l’antiquité qui méritent le plus de l’être, parcequ’il nous a transmis lesfigures des constellations avec les étoiles placées comme elles étoient vers les temps de
Commode.Cassini en 1695 mesura le lieu de la première étoile du bélier; il la trouva
au dixième degré du signe qui porte ce nom ; et l’œil du taureau à l\o degrés dupremier point du cancer , dans des situations assez approchées de celles qui ont étéobservées par Ptolémée dans le siècle des Antonins, qui est le temps où nous croyonsque cette sculpture a été travaillée (****)».
(*) Hint. des Empereurs. Eutrop. (***) Lalande, J^oyage d’Italie.
( ) Alex. Maffei, gemme antiche,p.3,p,uji. (****) La Istoria Universale.
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