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Composition mathématique de Claude Ptolémée : = ΚΛΑΥΔΙΟΥ ΠΤΟΛΕΜΑΙΟΥ ΜΑΘΗΜΑΤΙΚΗ ΣΥΝΤΑΞΙΣ / [Claudius Ptolemaeus] ; traduit par M. Halma
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LVII
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PRÉFACE. Ivij

par Ptolémée dans les chapitres ils viennent à mesure quil a occasion denparler, je passe au dioptra quil na pas décrit. On le voit figuré dans ce volume auhaut de la première page du texte , daprès la description que Tliéon en a faite. Il naque deuxpinnules , une oculaire fixe, et une mobile, quoique jen aie représenté troispour montrer que la mobile peut courir depuis loculaire jusqu à lautre extrémité.Je ne conçois pas comment Bailly a pu dire que le dioptra inventé par Hipparqueétoit un angle formé par deux règles qui embrassoient les diamètres des astres. Carléclat du soleil auroit ébloui lastronome. Il a pris cette imagination dEgnatio Danti,mais il na certainement ni lu Théon, ni entendu Geminus : car le circumductionedioptrorum quil cite, signifie quon faisoit faire un tour entier de conversion aux dioptrespour suivre les astres de lorient à loccident. Cet instrument ne ressemble pas non plusà celui que Mabillon (*) dit avoir vu dans un manuscrit du i 3 e siècle qui représentePtolémée visant au ciel par un long tube. Renaudot parle aussi de cette figure dePtolémée trouvée par Mabillon (**) au frontispice dune historia scolastica de PetrusComestor, dans labbaye de Scheir en Allemagne. Chunradus qui avoit écrit le manus-crit de celte histoire, étoit mort au commencement du i 3 e siècle, comme ce savant laprouvé par la chronique de ce monastère que Chunrad avoit continuée jusquà ce temps-. Cette date est dautant plus remarquable, que les simples lunettes qui semblentavoir être inventées les premières, ne lont été que plus de cent ans après, suivantune lettre de Carlo dati Florentin , que Spon a insérée dans ses recherches dantiquités.Elle contient un passage de la chronique de Barthelemi de S te Concorde de Pise , quimarque quen i3i2 un religieux nommé Alessandro di Spina faisoit des lunettes eten donnoit libéralement, celui qui les avoit inventées refusant de les communiquer.Sandro di Pipozzo en parle dans un traité fait en 1299. En i 33 r, un autre témoignequelles étoient trouvées depuis vingt ans, et le Lilium Medicinœ dit que ce fut eni 3 o 5 . Il ne se trouve rien de pareil sur les télescopes. Cette estampe de Mabillonpourroit cependant faire croire que les lunettes dapproche sont plus anciennesquon ne le croit. Mais Renaudot dit que si elles eussent été connues des anciens,leur utilité non seulement pour lastronomie, mais en plusieurs autres usages,auroit empêché quelles ne fussent perdues (***). Lalande en rapportant ce trait,dit que Mabillon auroit faire dessiner cette figure de Ptolémée. Il na donc pas luMabillon, car elle est imprimée dans son Diarium Germanicum. Cette lunette y paroîtêtre un long tube composé de plusieurs pièces rentrantes les unes dans les autres, dontla figure tient un bout sur son œil, et lautre dirigé vers le ciel. Nous trouvons dans lesMémoires de VAcadémie des Inscriptions , une dissertation du savant A meilhon sur cesujet. Jy ajouterai seulement que sans supposer des verres à un tube, on peut croireque lexpérience avoit appris aux anciens, comme elle lapprend aux enfans de tousles temps, quen regardant les objets parla main formée en tuyau, on les voit plus clairset plus distincts, parcequelle les isole. Ainsi, comme il sagit ici, non des bésicles inven-tées dès 1166, suivantM. le Prince (****) } mais des lunettes dapproche qui, suivant

(*) Diar. germante. (**) Jnalect. t. /,, p. 5o. (***) Mém. de ïAcad, des Inscriptions. (****) Encycl.

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