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les cantons intéressés. Nous sommes fondés à compter sur sa réussite assez prochaine. Letroisième nous concerne entièrement, et les avant-projets qui ont été préparés n’ont pourbut que l’étude des moyens de lier le lac Léman et le lac de Neuchâtel par une communi-cation appropriée à la nature des localités.
COUP D’OEIL GÉNÉRAL
SUR LA CONTRÉE.
En examinant la disposition générale de la contrée à traverser, on observe que l’espaceentier, qui sépare le lac Léman du lac d’Yverdon , se partage en deux bassins opposés,dont les thalwegs se rencontrent vers un point culminant, situé aux environs d’Ornyet d’Eclépens . Le bassin nord, marqué par le cours de l’Orbe , ne forme qu’une vasteplaine, en partie marécageuse , qui s’étend d’Entreroches à Yverdon , sur une longueur deprès de trois lieues, soit 5000 toises, (15,000 mètres); sa largeur d’environ une demi-lieue, est limitée h l’ouest par une suite de collines, formant les derniers contre-forts duJura , et à l’est par une suite non interrompue de hauteurs dépendantes du Jorat. Diversvillages sont placés au pied de ces hauteurs et bordent la plaine. Ce sont: à l’est, Bavois ,Chavornay , Essert-Pitet, Ependes; k l’ouest, outre la ville d’Orbe, Orny, Mathod, Susce-vaz, Trécovagne.
Outre la rivière de l’Orbe , cette plaine est parcourue par divers torrents et ruisseaux,qui descendent des hauteurs latérales. Chacun de ces ruisseaux a formé par ses charriagessuccessifs un atterrissement transversal plus ou moins élevé autour de son lit ; de telles °rte que la plaine entière est coupée transversalement de portions solides et élevées,séparées par des portions basses et marécageuses, avec lesquelles elles alternent. L’Orbeferme elle-même par ses atterrissements une longue barre longitudinale, qui sépare lesParties basses de l’est et de l’ouest en deux marais distincts. Les parties basses, ainsibolées par ces élévations transversales, sont comme des dépressions du sol dans lesquelles* es eaux tendent k séjourner. Toutefois, les transitions ne sont jamais brusques, et l’onPasse d’un bas-fond sur un atterrissement par des pentes très-douces, souvent insensiblesa l’œil. Le haut de cette plaine, vers Entreroches, est remarquable par la ligne de rocherse levés qui la séparent du bassin opposé, et qui forment du côté du nord une paroi pres-que verticale. La hauteur du Mormont est une véritable montagne de calcaire jurassique.Placée en travers des deux bassins et séparant d’une manière tranchée le versant du Rhin