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La ligne qui doit atteindre Ouchy remonte sur le plateau de St-Germain par une légèrecontre-pente de0,00245 d’inclinaison, et 6,691 pieds d’étendue; d’où, tournant insen-siblement à l’est, on se dirige sur les plateaux qui avoisinent Ecublens .
L’arête boisée, à l’extrémité de laquelle est situé ce dernier village, se présente ici entravers de la ligne, mais le peu d’épaisseur de cette arrête, jointe à la nature solide deson sol et à son élévation , permettent de la percer facilement par un petit tunnel assezcourt, 648 pieds (194 m , 40. Dans cet endroit la pente est très-faible ; elle serait 0,0012seulement, mais, a partir de ce tunnel, on descend rapidemeut jusqu’au bord du lac parune rampe de 14,936 pieds de longueur, ayant une inclinaison de 0,00624, et c’est icila pente la plus forte de tout le tracé.
On atteindrait le lac sous les premières campagnes de Cour, un peu à l’est de l’embou-chure du Flon ; mais, comme il ne convient pas d’arrêter la ligne dans ce point isolé, onest obligé de la prolonger le long du rivage jusqu’à Ouchy, afin d’atteindre un pointd’arrivée utile.
Le trajet, dès le point culminant jusqu’à Ouchy, serait de 70,225 pieds (21,067 m ), cequi donne au projet complet une longueur totale de 12,275 toises (36,825 mètres), quifont 9 '/i lieues de 4000 mètres.
Quelques personnes auraient pu croire préférable de diriger la ligne sur Morges , afind’atteindre plus promptement le lac, mais on verra bientôt que cet avantage est plus quebalancé par les inconvénients des pentes et de la ligne elle-même. En effet, ponr atteindreforges, il faut de toute nécessité venir passer à la croisée des routes entre Denges etEchandens, point le moins élevé de toute la colline qui borde la vallée de la Venoge , de ce(; ôté, et qui se présente comme une selle ou un col, d’où l’on descend à Morges par lePetit vallon sous Lonay. Mais la hauteur absolue de ce point est telle que l’on ne peutéteindre Morges que par des pentes trop fortes, puisqu’elles s’élèvent à 0,00975, soitPrès de 1 pour °/ 0 , et cette pente même ne s’obtient qu’au moyen d’un remblai très-consi-^érable. En l’augmentant encore on ne pourrait réduire la pente tout au plus qu’à 0,00772.Cette portion du chemin présenterait donc les inconvénients d’un plan incliné et ne pourraitPas être utilement parcourue par des machines locomotives. Le point obligé, signalé ici, neP eut pas être éludé par un fort déblai, ou par un tunnel ; la largeur et l’étendue uniforme
Plateau ne permettent pas d’employer ce moyen et le déblai possible à son sommetn est pas suffisant pour modifier sensiblement la pente.
Cn pourrait objecter ici que si la pente devient assez forte pour que l’on ne puissePlus se servir avantageusement des machines locomotives, on pourrait probablement leurSu bstitu er une machine fixe au moyen de laquelle on remorquerait les convois. Cetllo y e n serait en effet très-applicable dans un chemin de premier ordre, sur lequel les