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Tome premier.
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XV
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S U R LA VIE DU GENERAL FOY . XV

intimes. Il avait conçu de la vénération pour cethonorable citoyen, et tenait à honneur de lavoirchoisi pour parrain de lun de ses enfants.

Au printemps de 1798 (an VII), le nouveau chefdescadron passa, ainsi que son régiment, sur lescôtes du nord de la France , à laile droite de lar-mée dAngleterre. Ce nom fastueux darmée dAn-gleterre avait pour but de détourner lattentiondes Anglais de lexpédition dEgypte qui se prépa-rait dans les ports de la Méditerranée. Ee vain-queur dItalie , sur la demande positive et pres-sante du général Desaix, nomma le chef descadronFoy son aide-de-camp. Quoique rempli dadmira-tion pour le génie militaire et limmense supério-rité du général Bonaparte, Foy naccepta pointune distinction qui semblait être le chemin de laplus haute fortune, et revint prendre le comman-dement de sa compagnie à Douai . On attribua dansle temps ce refus à un genre de prévoyance et àdes principes qui ont motivé plus tard son votecontre létablissement de la monarchie impériale.Nul doute que lofficier dartillerie, saisissant loc-casion dacquérir une gloire nouvelle, sous lesyeux du plus grand des capitaines du siècle, nefût parvenu au premier rang parmi les lieutenantsde Napoléon ; mais sa destinée était de rester enFrance , pour la défendre contre une invasion plusredoutable que les précédentes, et dont le dangerna pu être apprécié dans toute sa grandeur quepar ceux qui avaient une connaissance approfon-die de létat de leur patrie à cette époque. Lavenir