Band 
Tome premier.
Seite
CXXV
JPEG-Download
 

cxxv

LE GÉNÉRAL FOY ORATEUR.

blique a seule réglé la marche du convoi; et lamultitude est silencieuse comme la tombe; pointde riche appareil; point de fastueuses images:les larmes dun peuple entier sont le seul orne-ment de cette grande pompe funéraire; et ces gé-missements de la capitale sont partout répétés, ledeuil couvre les cabanes comme les asiles de lopu-lence. La prière monte au ciel depuis la rus-tique chapelle jusquà la somptueuse basilique; levieux guerrier pleure son ancien compagnon ; lejeune soldat son modèle; lhabitant des campagnesson défenseur ; tous les Français leur ami.

Noble et vertueux orateur! tu tes élevé deshommages de la terre aux grandeurs éternelles!Ah ! du séjour sest envolée ton ame libreet pure, tes regards ont contemplé cette grandescène de la douleur nationale.

Tu as reçu ces marques damour comme la ré-compense de ta vie : tes travaux ne sont pas per-dus ; une nation si reconnaissante est digne de laliberté !

Aux accents de ses regrets sunissent les hom-mages des ombres illustres qui tont reçu dansleur sein ; au milieu des Périclès , des Démos-thènes, et de tout lOlympe des orateurs et des guer-riers de la Grèce , les héros, morts en combattantsur ses antiques débris, viennent sincliner devant

léloquent défenseur de leur liberté proscrite!.

Soudain lombre dAlexandre, qui la veille de tamort étendait encore son sceptre sur la moitiédun monde, apparaît au séjour céleste, et ton as-