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LE GÉNÉRAL FOY ORATEUR.
blique a seule réglé la marche du convoi; et lamultitude est silencieuse comme la tombe; pointde riche appareil; point de fastueuses images:les larmes d’un peuple entier sont le seul orne-ment de cette grande pompe funéraire; et ces gé-missements de la capitale sont partout répétés, ledeuil couvre les cabanes comme les asiles de l’opu-lence. La prière monte au ciel depuis la rus-tique chapelle jusqu’à la somptueuse basilique; levieux guerrier pleure son ancien compagnon ; lejeune soldat son modèle; l’habitant des campagnesson défenseur ; tous les Français leur ami.
Noble et vertueux orateur! tu t’es élevé deshommages de la terre aux grandeurs éternelles!Ah ! du séjour où s’est envolée ton ame libreet pure, tes regards ont contemplé cette grandescène de la douleur nationale.
Tu as reçu ces marques d’amour comme la ré-compense de ta vie : tes travaux ne sont pas per-dus ; une nation si reconnaissante est digne de laliberté !
Aux accents de ses regrets s’unissent les hom-mages des ombres illustres qui t’ont reçu dansleur sein ; au milieu des Périclès , des Démos-thènes, et de tout l’Olympe des orateurs et des guer-riers de la Grèce , les héros, morts en combattantsur ses antiques débris, viennent s’incliner devant
l’éloquent défenseur de leur liberté proscrite!.
Soudain l’ombre d’Alexandre, qui la veille de tamort étendait encore son sceptre sur la moitiéd’un monde, apparaît au séjour céleste, et ton as-