DISCOURS ET OPINIONS.
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prochant à l’aristocratie les maux qu’elle a faitsalors, et ceux qu’elle pourra nous faire encore, etj’ai cru ne pouvoir mieux justifier ma propositionqu’en vous citant un écrit de M. de Châteaubriant.Maintenant on m’accuse d’avoir attaqué M. deChâteaubriant.
Je n’ai pas l’honneur de connaître ce grand écri-vain; et si j’avais une prévention à son égard, elleest plutôt favorable que contraire; car personneplus que moi n’est porté à croire qu’un beau ca-ractère est toujours uni à un beau talent. M. deChâteaubriant est l’une des lumières du parti.
M. de Corbière vient de le dire en d’autrestermes. Il veut la charte, a-t-on dit : vous venezd’entendre les principes de gouvernement qu’il pro-fesse; eh bien! si les hommes de ce parti qui veu-lent la charte l’entendent ainsi, qu’arrivera -1 - illorsque cette chambre sera livrée aux hommes quine la veulent pas ?
J’ai fait une autre observation sur la contradic-tion qu’il y a entre les vœux de la droite, qui sontles mêmes que ceux de M. de Châteaubriant, ainsique l’a dit M. de Corbière, et les intentions décla-rées solennellement à cette tribune par M. le garde-des-sceaux. M. le garde-des-sceaux vous a déclaréque la loi de recrutement était inviolable ; le côtédroit dit qu’elle sera violée. A qui en croire?
Relativement aux indemnités revendiquées pourceux qui ont perdu leurs biens, je n’exprime passur ce point mon opinion personnelle; jamais onne me verra parler contre les intérêts des malheu-