DISCOURS ET OPINIONS.
3/|4
cette époque par IVÏ. Laîné était tout-à-fait danscet esprit, et que, dans la loi qui accompagnaitle concordat, on rétablissait les articles organiquescontre lesquels le pape avait réclamé. Cependanton n’a pas osé soumettre cette loi à la discussionpublique, et elle est restée ensevelie dans les bu-reaux.
Dans cette situation, qu’a fait le gouvernement?il a essayé un replâtrage, il s’est adressé à la courde Rome pour en obtenir un rnezzo termine qu’ila obtenu de l’extrême modération du souverainpontife, mais qui n’est qu’un état provisoire. Et,en supposant que le pape, qui est tolérant parcequ’il a beaucoup souffert, et qui, parce qu’il a étépersécuté, ne veut pas qu’on persécute, consen-tirait à ne pas exiger l’exécution du concordat de1817, il n’en est pas moins vrai qu’à ses yeux leconcordat de 1801 11’existe plus, que c’est le con-cordat de 1817 qui est la base de la loi religieuseen France ; et si un autre Boniface VIII , un autreGrégoire XIII venaient à s’asseoir sur le saint siéçe,ne devrait-011 pas craindre qu’un nouveau schismene divisât la France ?
Cette situation est réelle; il est impossible à unhomme de bonne foi de le nier; elle résulte de cequ’a dit le ministère, de ce qu’a dit hier M. Laîné ;car M. Laîné vous a développé les véritables doc-trines de l’église gallicane, il a ajouté que danscette circonstance il fallait faire ici une déléga-tion de vos pouvoirs. Je ne dirai pas que la com-mission a reconnu que vous aviez le pouvoir de