CHAMBRE DES DÉPUTÉS.-l8al. 38 I
dans la Méditerranée , où nous avons de nombreu-ses Échelles, de nombreux consuls, et où notreindustrie porte encore des capitaux considérables.
Voyez, au contraire, ce qu’ont fait les Anglais .Aussitôt qu’ils ont appris ces événements, ils ontfait sortir lord Exmouth (le même qui a bombardéAlger ), avec cinq vaisseaux de ligne, un grandnombre de frégates, de corvettes, et même de bâti-ments de transports. Ils ont renforcé leurs garni-sons dans les îles Ioniennes. Que vont-ils faire? Jene le sais pas. Peut-être ne le savent-ils pas eux-mêmes. Ils vont attendre les événements. Mais enles attendant, ils se mettent en mesure d’en profiterdans les intérêts de leur commerce, et ils prennentau Levant la place que laisse vacante l’incurie denotre gouvernement.
M. le rapporteur a demandé quelle était l’in-fluence de l’étranger sur notre système politique.Pour la connaître, messieurs, il suffit d’écouter lesconversations diplomatiques de l’Europe . Mes-sieurs, lisez la lettre de M. de Metternich au mi-nistre du grand-duc de Bade ; lisez l 'Observateurautrichien : vous verrez que le gouvernement au trichien , car rien ne s’imprime à Vienne que paret pour le gouvernement, attaque à cette tribuneles orateurs et les citoyens qui soutiennent telle outelle opinion politique. Vous niez l’influence de l’é-tranger sur la France . Mais n’est-il pas évident quec’est à elle que l’on doit le changement de systèmepolitique qui a eu lieu parmi nous, à la fin de 1819?JSe sait-on pas qu’il n’arrive pas un ambassadeur