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Tome premier.
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CflAMBRK DES DÉPUTÉS.- 1 8a 1. 3g 1

Je suis charmé dapprendre que ceux qui ont laprétention de professer les meilleures doctrinesveulent se les faire bien payer. Mais à nous, char-gés des intérêts des contribuables, il appartientdarrêter lexplosion dun zèle qui nest pas tout-à-fait désintéressé. Je ne sais pas si M. le commissairedu roi a bien entendu lintérêt et même la dignitéde la noble carrière dans laquelle il occupe lui-même un rang élevé, lorsquil a comparé, sous lerapport des traitements, les appointements deM. leprésident du conseil royal de linstruction publi-que avec le traitement des directeurs généraux. Sicette comparaison est admise, non-seulement leprésident du conseil ne prend pas trop, mais il napas assez. Il faut lui donner davantage. Les direc-teurs généraux des douanes et des contributionsindirectes coûtent beaucoup plus, et assurémentsont bien loin davoir limportance de celui qui di-rige léducation de toute notre jeunesse.

Mais, messieurs, javais pensé, jusquà ce jour,que linstruction publique et son chef devaientêtre considérés sous un point de vue moins fiscal,plus honorable, plus digne de si hautes fonctions.Il sest présenté à ce sujet à mon esprit un rappro-chement qui ma rendu cette idée plus familière.Jai vu dernièrement dans une cérémonie auguste,et pour la première fois, M. le président de lin-struction publique, revêtu de la robe quont portéeet honorée les Rollin, les Crévier, les Lebeau. Ceshommes- ne demandaient pas des appointementsou des revenus égaux à ceux des directeurs géné-