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Tome premier.
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/(l6 DISCOURS ET OPINIONS,

nemis de la justice et de l'honneur, pour sérigeren juges et condamner ceux qui nétaient passoumis à leur juridiction; il nen est pas moinsvrai que dans la législation militaire qui est envigueur on ne distingue pas les délits militairesdes délits qui ne le sont pas. On appelle délitsmilitaires tous délits, quels quils soient, commispar des militaires; la conséquence de cette défini-tion de la loi est quun citoyen lésé par un mili-taire ne peut pas obtenir justice. Vous avez pu enjuger par le fait que vous a rapporté M. Benjamin Constant .

Un citoyen qui se prétendait lésé clans ses droitspar un militaire ne put parvenir à faire entendre destémoins; le jugement a été précipité, et cepen-dant, messieurs, le conseil de guerre , daprès leslois existantes a fait pour ce citoyen peut-être plusquil ne pouvait faire, car la loi existante autori-sait lautorité militaire à dire au citoyen : Vousavez été opprimé dans vos droits, affligé, tour-menté; et il ne vous sera pas rendu justice. Ilnexiste, messieurs, auprès des tribunaux mili-taires, aucun moyen de leur faire rendre un ju-gement quand ils ne le veulent pas; cest le géné-ral commandant la division qui juge sil y a lieuà poursuivre, et il est à son pouvoir de dire aucitoyen lésé : Il ny aura pas de jugement.

Je vous demande, messieurs, sil est possible desubir une législation semblable sous un régimeconstitutionnel?

M. le ministre du roi vous a dit quun code mi-